Suite des entretiens avec Prakashananda
Chapitre 21
Shripad Shankaracharya a obscurci sans cérémonie la conscience de Krishna décrite dans le Pourousha-Vedanta-soutra en fabriquant une interprétation indirecte au mépris de l'interprétation directe. À moins d'admettre l'évidence des assertions du Vedanta-soutra, il ne sert à rien d'étudier cet écrit. Interpréter les versets du Vedanta-soutra selon son caprice est à vrai dire le pire tort qu'on puisse faire aux Vedas, évidents en soi.
Considéré comme l'incarnation sonore de Dieu, la Personne Suprême, l'omkar pranav est éternel, infini, transcendantal, suprême et indestructible. Sans commencement, l'omkar est à la fois le début, le milieu et la fin. Qui le comprend ainsi devient immortel. Sachons donc que l'omkar est la manifestation du Suprême dans le cœur de chacun. Qui saisit que Vishnou et l'omkar ne font qu'Un et sont omniprésents ne s'afflige jamais en l'univers matériel ni ne reste un shoudra.
Quoique sans forme matérielle, l'omkar se déploie à l'infini et possède une forme sans limite. La compréhension de l'omkar peut nous libérer de la dualité matérielle et nous procurer le savoir absolu. L'omkar est par conséquent la manifestation la plus propice du Seigneur Suprême. Ainsi le décrit la Mandoukya Oupanishad. N'allons pas sottement interpréter la description de l'Oupanishad et prétendre que, " incapable " d'apparaître Lui-même en l'univers matériel dans Sa Forme personnelle, le Seigneur Suprême Se fait remplacer par Sa manifestation sonore (omkar). Une interprétation aussi erronée projette une vision matérielle de l'omkar, qu'on glorifie alors à tort comme n'étant plus qu'une expression de Sa valeur. En vérité, l'omkar vaut tout autant que toute autre incarnation du Seigneur Suprême. Le Seigneur possède d'innombrables manifestations, dont l'omkar, Sa manifestation syllabaire. Comme le dit si bien Krishna dans la Bhagavad-Gita : " Je suis la syllabe om, suprême alliance de lettres. " Cela signifie que l'omkar est identique à Krishna. Les impersonnalistes accordent cependant plus d'importance à l'omkar qu'à Krishna, la Personne Divine. Le fait demeure néanmoins que toute incarnation représentative du Seigneur Suprême est non différente de Lui. Une telle incarnation, ou manifestation est l'égale spirituelle du Seigneur Souverain. L'omkar est ainsi l'ultime manifestation de tous les Vedas. Les hymnes, ou mantras védiques revêtent une valeur spirituelle parce qu'ils sont précédés de l'omkar. Voici l'interprétation vaishnave de l'omkar : la lettre " A " désigne Krishna, Dieu, la Personne Suprême; la lettre " U " désigne Shrimati Radharani, l'éternelle compagne de Krishna; et la lettre " M " désigne les êtres vivants, éternels serviteurs de Dieu. Shankara ne prête guère d'importance à l'omkar. Or, on le retrouve dans les Vedas, le Ramayane, les Pouranas et le Mahabharata, et ce, depuis la première page jusqu'à la dernière. Ainsi se déclinent les gloires de l'Être Suprême, ce Dieu personnel. Le Seigneur Chaitanya condamna en ces termes toute tentative d'interprétation indirecte du Vedanta-soutra, et tous les sannyasis présents furent émerveillés par Son exposé. Ayant entendu Son interprétation directe, l'un d'eux déclara aussitôt : " Ô Shripad Chaitanya, Votre entière réfutation de l'interprétation indirecte de l'omkar n'est point vaine. Seule une personne fortunée pourra admettre que Votre interprétation est juste. En vérité, chacun de nous sait désormais que l'interprétation de Shankara est aussi artificielle qu'imaginaire, mais comme nous appartenons à son école, nous tenions pour acquis qu'elle était juste. Nous serions heureux de Vous entendre expliquer davantage le Vedanta-soutra par la voie de l'interprétation directe. " Ainsi prié, le Seigneur expliqua chaque verset du Vedanta-soutra de façon directe. Il définit le Brahman comme l'infiniment grand, Dieu, la Personne Suprême. Par " infiniment grand ", on entend qu'Il possède les six excellences dans leur plénitude. Dieu, la Personne Suprême, est le réservoir de toute richesse, de toute renommée, de toute puissance, de toute beauté, de tout savoir et de tout renoncement. Lorsqu'Il était personnellement présent sur Terre, Krishna manifesta pleinement ces six excellences. Personne n'était plus riche, plus savant, plus beau, plus fort, plus célèbre ou plus renoncé que Lui. Aussi Krishna, l'Être Suprême, est-Il le Brahman Suprême, ce que confirme d'ailleurs Arjouna dans la Bhagavad-Gita : " Tu es le Param Brahman, le Brahman Suprême. " (B.G., 10.12) Le Brahman désigne donc l'Infiniment Grand, Dieu, Krishna, la Personne Suprême. Param brahman, Il est le refuge de la Vérité Absolue, la para-tattva. Dans un même temps, Ses excellences - opulence, renom, puissance, beauté, savoir et renoncement - n'ont rien de matériel. Toute spiritualité ou transcendance que comportent les versets et hymnes védiques pointe vers Krishna, Dieu, la Personne Suprême. Chaque fois que le mot " Brahman " apparaît dans les Vedas, comprenons qu'il désigne Krishna, le Seigneur Souverain. Une personne intelligente remplacera immédiatement ce mot par le Nom de Krishna. Dieu, la Personne Suprême, transcende les attributs de la nature matérielle, mais jouit pleinement d'attributs absolus. En prêtant un caractère impersonnel au Suprême, nous nions la manifestation de Ses énergies spirituelles. Qui n'accepte que la manifestation impersonnelle de l'énergie spirituelle du Brahman, Dieu, la Personne Suprême, ne reconnaît pas pleinement la Vérité Absolue. Pour ce faire, il faut admettre la variété spirituelle qui transcende les influences de la nature matérielle. En omettant de reconnaître la Personne Suprême, Dieu, les impersonnalistes se confinent à une conception incomplète de l'Absolu. La méthode reconnue pour comprendre Krishna, Dieu, l'Être Suprême, est le service de dévotion, ainsi que le confirment toutes les Écritures védiques. Le service dévotionnel du Seigneur commence par l'écoute de Ses gloires. D'entre les neuf pratiques dévotionnelles, c'est la principale. L'écoute, le chant, le souvenir et l'adoration font tous partie de la voie d'accès à la plus haute perfection en ce qui a trait à la compréhension de Dieu, la Personne Suprême, voie qu'on nomme abhidheya, ou la pratique de la dévotion au sein de l'existence conditionnée. Nous voyons dans la pratique que quiconque adopte la conscience de Krishna ne s'en laisse guère distraire par quelque autre forme de conscience. La conscience de Krishna tient au développement de l'amour pour Krishna, le Seigneur Suprême. Telle est la cinquième dimension de la vie humaine. Qui embrasse effectivement la voie du service spirituel et absolu savoure de façon directe la relation qui l'unit à Krishna. Quand il y a réciprocité d'échanges spirituels, Krishna devient graduellement un compagnon personnel du dévot, qui goûte alors l'existence éternelle dans la félicité. Voilà pourquoi le Vedanta-soutra vise à rétablir la relation perdue de l'être vivant avec le Seigneur Suprême, Krishna, et à lui permettre d'accomplir le service de dévotion pour atteindre finalement le plus haut but de l'existence : l'amour de Dieu. Ces trois principes de la vie spirituelle - et rien d'autre - sont décrits dans le Vedanta-soutra. Après que Shri Chaitanya eût expliqué de façon directe les versets du Vedanta-soutra, le principal disciple de Prakashananda Sarasvati se leva et se mit à glorifier Chaitanya en Sa qualité de Dieu, la Personne Suprême, Narayane. En plus d'apprécier grandement l'exposé sur le Vedanta-soutra du Seigneur, il déclara publiquement que l'explication directe des Oupanishads et du Vedanta " s'avère si agréable que, nous oubliant, nous oublions aussi que nous appartenons à l'école mayavadi. " Il est ici admis que les explications de Shankaracharya sur le Vedanta-soutra et les Oupanishads relèvent toutes de l'imagination. Il arrive parfois qu'on souscrive à cette exégèse imaginaire aux fins de débats sectaires, mais elle ne saurait vraiment procurer quelque satisfaction que ce soit. On ne s'affranchit pas de l'enlisement dans la matière simplement en adoptant l'ordre du sannyas. Mais si nous saisissons vraiment les explications du Seigneur Chaitanya, nous y parviendrons beaucoup mieux. À titre d'exemple, quand Il explique la signification de harer nama harer nama harer namaiva kevalam, tous s'en trouvent comblés, puisqu'il est vrai qu'il n'existe aucune alternative au service de dévotion, sans lequel personne ne peut se libérer des griffes de la matière. Et c'est d'autant plus vrai dans cet âge, où nous pouvons accéder à la plus haute forme de libération par le seul chant du mantra Hare Krishna, Hare Krishna, Krishna Krishna, Hare Hare / Hare Rama, Hare Rama, Rama Rama, Hare Hare. Le Shrimad-Bhagavatam (10.14.4) affirme qu'en délaissant le service de dévotion pour ne poursuivre que le savoir, on ne gagne que le mal qu'on se donne pour saisir la différence entre la matière et l'esprit. Il ne sert à rien de chercher du riz dans l'enveloppe vide du grain. Aussi lisons-nous dans le Shrimad-Bhagavatam (10.2.32) qu'en rejetant le service d'amour spirituel du Seigneur Suprême tout en croyant superficiellement être une âme libérée, on n'atteint jamais la véritable libération, bien au contraire. Il se peut qu'à force de labeur, d'austérité et de pénitence on parvienne à s'élever jusqu'à la libération, mais faute d'avoir trouvé refuge aux pieds pareils-au-lotus du Seigneur Suprême, on ne peut que retomber dans la souillure matérielle. On ne saurait admettre que le Brahman Suprême soit impersonnel, sans quoi les six excellences qui caractérisent Dieu, la Personne Suprême, ne pourraient plus être attribuées au Brahman. Tous les Vedas et les Pouranas affirment que le Seigneur Suprême est riche en énergies spirituelles, mais les sots rejettent tout simplement cette assertion et dénigrent Ses activités comme Ses Divertissements. Ils considèrent à tort le corps spirituel de Krishna comme une création de la nature matérielle, ce qui est certes la pire offense, la pire faute. Acceptons simplement les paroles de Chaitanya telles qu'énoncées devant cette assemblée. Le Shrimad-Bhagavatam définit ainsi la nature personnelle et individuelle de la Vérité Suprême et Absolue : " Ô Seigneur Suprême, Ta forme transcendantale qu'à présent je vois incarne le bonheur spirituel. Éternelle et libre de la souillure associée aux influences matérielles, elle est la manifestation suprême de la Vérité Absolue, infiniment radieuse. Ô Âme de tous les êtres, Créateur de la manifestation cosmique et de tous les éléments matériels, je m'en remets à Toi, ô Krishna à la forme sublime ! Ô Univers suprêmement propice ! Tu apparais dans Ta forme personnelle première afin de recevoir notre adoration, Toi que nous percevons par la méditation ou l'adoration directe. Les insensés pour l'essentiel souillés par la nature matérielle n'accordent que peu d'importance à Ta forme spirituelle; aussi glissent-ils vers l'enfer. " (S.B., 3.9.3-4) Ce que confirme la Bhagavad-Gita : " Seuls les sots Me dénigrent lorsque sous la forme humaine J'apparais en ce monde. Ils ne savent rien de la valeur intrinsèque de cette forme transcendantale, et ignorent que Je suis le Possesseur, le Maître et le Seigneur de l'entière Création. " (B.G., 9.11) La Bhagavad-Gita confirme aussi que les êtres sots et démoniaques iront sur les planètes dites infernales : " Les dénigreurs envieux de Moi et de Mes dévots, Je les plonge dans l'univers matériel sous les formes de vie les plus dégénérées. Ainsi ne peuvent-ils comprendre Dieu, la Personne Suprême. " (B.G., 16.19) La doctrine des sous-produits, ou parinama-vada, est soutenue dès le tout début du Vedanta-soutra, mais Acharya Shankara a usé d'artifices pour la voiler afin d'établir la doctrine de la transformation - vivarta-vada. Il a également eu l'audace de prétendre que Vyasadev était dans l'erreur. Toutes les Écritures védiques, y compris les Pouranas, confirment que le Seigneur Suprême est au centre de toute énergie et variété spirituelles. Aussi vaniteux qu'incompétent, le philosophe mayavadi ne peut comprendre la variété qui règne au sein de l'énergie spirituelle. Par conséquent, il croit à tort que la variété spirituelle ne diffère pas de la variété matérielle. Mystifié par cette fausse croyance, il dénigre les Divertissements de Dieu, la Personne Suprême. Incapables de comprendre les activités spirituelles du Seigneur, de tels sots considèrent Krishna comme un produit de la nature matérielle. Voilà la pire offense que puisse commettre l'être humain. Le Seigneur établit donc que Krishna est sach-chid-ananda-vigraha, soit la forme parfaite de l'éternité, du savoir et de la béatitude, et qu'Il Se livre toujours à Ses Divertissements absolus, riches en variété spirituelle. Le principal disciple de Prakashananda résuma les explications du Seigneur Chaitanya et conclut : " Ayant pratiquement abandonné la voie de la réalisation spirituelle, nous ne faisons que discuter d'inepties. Les philosophes mayavadis désirant sérieusement être bénis doivent pratiquer le service de dévotion à Krishna; mais ils préfèrent s'amuser à de vains propos. Nous reconnaissons d'emblée que l'interprétation de Shankara voile la teneur réelle des textes védiques. Seules les explications de Chaitanya sont recevables. Toute autre interprétation est vaine. " Ayant ainsi défini sa position, le principal disciple de Prakashananda Sarasvati se mit à chanter le mantra Hare Krishna, Hare Krishna, Krishna Krishna, Hare Hare / Hare Rama, Hare Rama, Rama Rama, Hare Hare. Voyant cela, Prakashananda reconnut l'erreur de Shankaracharya : " Désireux d'établir la doctrine moniste, Acharya Shankara n'avait d'autre alternative que d'interpréter différemment le Vedanta-soutra. Dès lors qu'on accepte que Dieu est la Personne Suprême, il devient impossible d'établir la philosophie moniste. Voilà pourquoi il a cherché à obscurcir le vrai sens du Vedanta-soutra par le biais d'une érudition trompeuse. Tous les auteurs qui veulent faire valoir leur propre opinion doivent, comme Shankara, élaborer une fausse interprétation du Vedanta-soutra. " Le Seigneur présenta donc le sens véritable du Vedanta-soutra. Aucune Écriture védique ne doit être abusée par la spéculation indirecte. Outre Shankaracharya, d'autres philosophes matérialistes, dont Kapila, Gautama, Ashtavakra et Patañjali, ont formulé diverses spéculations philosophiques. En vérité, le philosophe Jaimini et ses adeptes - qui sont tous plus ou moins des logiciens - ont délaissé le véritable message des Vedas (le service de dévotion) dans leur effort visant à établir que la Vérité Absolue est assujettie à l'univers matériel. Selon eux, si nous nous acquittons de nos devoirs matériels comme il se doit et que Dieu existe, Il en sera satisfait et nous accordera les fruits que nous convoitons par nos actes. De même, Kapila l'athée a cherché à établir qu'une simple combinaison d'éléments matériels est à l'origine de la Création. Gautama et Kanada, eux, ont insisté sur l'importance des éléments matériels tout en cherchant à établir que l'énergie atomique est à l'origine de la Création. Dans le même ordre d'idées, des impersonnalistes et des monistes tels qu'Ashtavakra ont tenté d'établir que la radiance impersonnelle du brahmajyoti est l'Entité Suprême. Et Patañjali, l'une des plus grandes autorités sur le yoga, s'est efforcé de concevoir une forme imaginaire du Seigneur Souverain. Pour résumer, tous ces philosophes matérialistes ont cherché à écarter Dieu, la Personne Suprême, pour faire valoir leurs propres élucubrations mentales. Or, Vyasadev, grand sage et illustre incarnation divine, a minutieusement étudié toutes ces théories fallacieuses avant de composer, en guise de réponse, le Vedanta-soutra, qui établit la relation entre l'être vivant et le Dieu Suprême, ainsi que la pratique du service de dévotion et l'ultime perfection qu'incarne l'amour de Dieu. Le verset janmady asya yatah, qui apparaît au tout début du Vedanta-soutra, trouve une explication dans le Shrimad-Bhagavatam, où Vyasa lui-même établit d'entrée de jeu que la Source Suprême de tout ce qui existe est une personne consciente et transcendantale. L'impersonnaliste cherche à expliquer que la radiance impersonnelle du Seigneur Suprême, le brahmajyoti, transcende les modes d'influence de la nature matérielle, tout en cherchant à établir que Dieu, l'Être Suprême, est souillé par ces mêmes influences naturelles. Le Vedanta-soutra stipule que non seulement Dieu transcende la nature matérielle, mais qu'Il possède également d'innombrables attributs et puissances absolues. Tous les philosophes férus d'élucubrations s'accordent pour nier l'existence du Souverain Seigneur Vishnou et se montrent très avides de répandre leurs propres théories et d'obtenir la reconnaissance des masses. Dans leur infortune, les gens s'entichent de ces philosophes athées et ne peuvent donc comprendre la vraie nature de la Vérité Absolue. Mieux vaut suivre les traces des grandes âmes que sont les Mahajanes, et dont les noms sont cités dans le Shrimad-Bhagavatam : 1) Brahma, 2) Shiva, 3) Narada, 4) Vaivashvata Manou, 5) Kapila (non pas l'athée, mais l'originel Kapila), 6) les Koumaras, 7) Prahlad, 8) Bhishma, 9) Janaka, 10) Bali, 11) Shoukadev Gosvami et 12) Yamaraj.
Selon le Mahabharata, rien ne sert de débattre de la Vérité Absolue, car tel est le nombre d'Écritures védiques et de doctrines philosophiques qu'aucun penseur ne parvient à s'entendre avec ses pairs. Comme chacun cherche à faire valoir son propre point de vue à l'exclusion de tout autre, il devient très difficile d'admettre la nécessité fondamentale d'observer des principes religieux. Aussi est-il préférable de marcher sur les traces des grands Mahajanes, des grandes âmes citées plus haut; alors pourra-t-on atteindre le succès recherché. Les enseignements du Seigneur Chaitanya sont pareils au nectar et renferment tout ce qu'il convient de savoir. La meilleure voie consiste donc à emprunter le sentier qu'Il trace.
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