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SRIMAD-BHAGAVATAM
CHANT 6 CHAPITRE 10 La bataille entre
les devas et Vrtrasura.
nunam svartha-paro loko
na veda para-sankatam yadi veda na yaceta neti naha yad isvarah
Ce verset décrit deux types d'hommes: celui qui fait la charité et celui qui la demande. Un mendiant ne doit pas demander la charité à une personne en difficulté; de même, celui qui est en mesure de se montrer charitable ne doit rien refuser à un mendiant. Telles sont les instructions morales des sastras. Canakya Pandita dit: san-nimitte varam tyago vinase niyate sati —tout ce qui existe dans l'univers matériel disparaîtra, de telle sorte qu'on devrait tout utiliser à de bonnes fins. L'être parvenu à un certain niveau de connaissance doit toujours être prêt à sacrifier tout ce qui est nécessaire pour servir une noble cause. A l'heure actuelle, le monde entier se trouve en péril, victime d'une civilisation athée. Le Mouvement pour la Conscience de Krsna a besoin d'un grand nombre d'êtres nobles et érudits prêts à sacrifier leur vie pour raviver la conscience de Dieu de par le monde. Aussi invitons-nous tous les hommes et toutes les femmes qui ont atteint un certain niveau de connaissance se joindre au Mouvement pour la Conscience de Krsna et à sacrifier leur vie pour cette grande cause qu'est le réveil de la conscience de Dieu dans la société.
sri-rsir uvaca
dharmam vah srotu-kamena yuyam me pratyudahrtah esa vah priyam atmanam tyajantam santyajamy aham
A seule fin de vous entendre parler des principes de la religion, je vous ai refusé mon corps. Maintenant, bien qu'il me soit très cher, je dois y renoncer pour servir vos desseins supérieurs, car je sais qu'il m'abandonnera un jour ou l'autre.
yo dhruvenatmana natha
na dharmam na yasah puman iheta bhuta-dayaya sa socyah sthavarair api
A ce propos, Sri Caitanya Mahaprabhu et les six Gosvamis de Vrndavana se sont montrés des exemples dignes de la plus grande estime. Citons ici un passage du Srimad-Bhagavatam (11.5.34) dédié à Sri Caitanya Mahaprabhu:
Suivant leur exemple, toute personne jouissant en ce monde d'une situation matérielle confortable devrait rejoindre le Mouvement pour la Conscience de Krsna afin d'élever les âmes déchues. Les locutions bhuta-dayaya, maya-mrgam dayitayepsitam et dina-ganesakau karunaya ont toutes le même sens; elles revêtent un intérêt particulier pour ceux qui se préoccupent d'élever la société jusqu'à un niveau de compréhension correcte de la vie. Chacun devrait rejoindre le Mouvement pour la Conscience de Krsna, suivant l'exemple d'aussi nobles personnages que Sri Caitanya Mahaprabhu, les six Gosvamis et, avant eux, le grand sage Dadhici. Plutôt que de gâcher sa vie à la poursuite d'un bien-être temporaire destiné au corps, il faut toujours être disposé à renoncer à sa propre existence pour une noble cause. Puisque le corps disparaîtra tôt ou tard, mieux vaut le sacrifier pour la gloire de la propagation des principes religieux dans le monde entier.
etavan avyayo dharmah
punya-slokair upasitah yo bhuta-soka-harsabhyam atma socati hrsyati
Un homme observe généralement divers types de principes religieux, ou il se livre à des occupations diverses, selon le corps qui lui a été attribué par les gunas. Ce verset explique toutefois ce que sont les véritables principes de la religion. Tout homme devrait éprouver de la peine devant le malheur des autres et de la joie devant leur bonheur. Atmavat sarva-bhutesu: il faut ressentir comme siens le bonheur et le malheur des autres. C'est sur ce principe fondamental que repose la non-violence, qui est à la base de la religion bouddhiste (ahimsah parama-dharmah). Puisque nous éprouvons de la douleur lorsque quelqu'un nous tourmente, nous ne devrions pas infliger de souffrance aux autres êtres vivants. La mission de Buddha consistait à mettre un terme au massacre injustifié des animaux; c'est pourquoi il prêcha que le plus grand principe religieux réside dans la non-violence. On ne peut se dire un homme religieux tout en continuant à tuer les animaux. Un tel comportement relève de la plus grande hypocrisie. Jésus-Christ a dit: "Ne tuez pas," mais des hypocrites se prétendent chrétiens tout en entretenant des milliers d'abattoirs. Ce verset condamne une telle hypocrisie. Il faut être heureux du bonheur des autres, et malheureux de leurs souffrances. Tel est le principe que nous devons suivre. Malheureusement, de prétendus philanthropes et humanistes préconisent de nos jours le bonheur de l'humanité au prix de la vie de pauvres bêtes. Ce n'est pas là l'attitude recommandée ici. Notre verset dit clairement qu'il faut faire preuve de compassion envers tous les êtres. Qu'il s'agisse d'hommes, d'animaux, d'arbres ou de plantes, tous les êtres sont des enfants de Dieu. Krsna explique dans la Bhagavad-gita (XIV.4):
aho dainyam aho kastam
parakyaih ksana-bhanguraih yan nopakuryad asvarthair martyah sva-jnati-vigrahaih
Le dixième Chant du Srimad-Bhagavatam (10.22.35) nous donne un conseil analogue:
Le mot upakuryat signifie para-upakara, c'est-à-dire "aider autrui". Assurément, il existe dans la société de nombreuses institutions destinées à aider les malheureux, mais parce que les philanthropes ne savent pas vraiment comment aider autrui, leurs efforts ne produisent pas les résultats escomptés. Ils ne connaissent pas le but ultime de l'existence (sreya acaranam), qui est de satisfaire le Seigneur Suprême. Si les oeuvres philanthropiques et humanitaires étaient orientées vers le but ultime de l'existence —satisfaire le Seigneur Suprême—, elles seraient toutes parfaites. Les oeuvres de bienfaisance n'incluant pas Krsna n'ont aucune valeur. Krsna doit être amené au centre de toutes nos activités, sans quoi aucune n'aura de valeur.
Hare Krishna Hare Krishna Krishna Krishna Hare Hare Hare Rama Hare Rama Rama Rama Hare Hare |