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SRIMAD-BHAGAVATAM
CHANT 6 CHAPITRE 13 Le roi Indra poursuivi
par les conséquences de son crime.
sri-suka uvaca
rsayas tad upakarnya mahendram idam abruvan yajayisyama bhadram te hayamedhena ma sma bhaih
En entendant ces mots, les grands sages répondirent à Indra: "O roi des cieux, que le destin te soit propice! Ne crains rien. Nous accomplirons un sacrifice asvamedha pour te délivrer du péché dont tu pourrais te rendre coupable en tuant ce brahmana.
hayamedhena purusam
paramatmanam isvaram istva narayanam devam moksyase pi jagad-vadhat
brahma-ha pitr-ha go-ghno
matr-hacarya-haghavan svadah pulkasako vapi suddhyeran yasya kirtanat
tam asvamedhena maha-makhena
Le Brhad-visnu Purana enseigne:
Ces versets donnent les noms de différentes sortes de pécheurs, et la Manu-samhita en mentionne d'autres. A titre d'exemple, un fils issu de la semence d'un brahmana et né d'une mère sudra est qualifié de parasava, ou nisada, c'est-à-dire de "chasseur habitué à voler". Le fils d'un nisada et d'une femme sudra a pour nom pukkasa, et celui d'un ksatriya et de la fille d'un sudra est un ugra. Celui d'un sudra et de la fille d'un ksatriya est appelé ksatta; quant à celui d'un ksatriya et d'une femme de basse naissance, il est appelé svada, ou mangeur de chien. Toutes ces différentes progénitures sont considérées comme chargées de péchés, mais le Saint Nom du Seigneur Souverain est si puissant qu'il peut purifier tous ces êtres; il leur suffit de chanter le mantra Hare Krsna. Le Mouvement Hare Krsna offre à chacun une occasion de se purifier, quelles que soient sa lignée ou son hérédité. Ainsi que le confirme le Srimad-bhagavatam (2.4.18):
Même de tels pécheurs peuvent sans aucun doute être purifiés s'ils chantent le Saint Nom du Seigneur sous la direction d'un pur bhakta. Les sages encouragent ici Indra à tuer Vrtrasura, même au risque de commettre un brahma-hatya (le meurtre d'un brahmana), et ils lui promettent de le décharger de toutes les suites de sa faute en accomplissant un asvamedha-yajna. Toutefois, une expiation ainsi préméditée ne peut affranchir l'auteur d'un crime des conséquences de son péché. C'est ce que démontrera le verset suivant.
sri-suka uvaca
evam sancodito viprair marutvan ahanad ripum brahma-hatya hate tasminn asasada vrsakapim
Encouragé par les paroles des sages, Indra tua Vrtrasura. Bien entendu, après la mort de l'asura, la souillure résultant du meurtre d'un brahmana [brahma-hatya] retomba sur Indra.
Après avoir tué Vrtrasura, Indra ne put échapper aux conséquent du crime qu'il avait commis en tuant un brahmana (brahma-hatya). Il avait déjà, par le passé, tué un brahmana, Visvarupa, sous l'effet d'une colère fortuite; mais cette fois, suivant le conseil des sages, il tua à dessein un autre brahmana. La faute était donc plus grave, si bien qu'il ne put s'en décharger en accomplissant simplement des sacrifices d'expiation. Il dut subir toute une série de châtiments sévères, et lorsqu'il fut libéré par ces souffrances, les brahmanas lui permirent d'accomplir le sacrifice du cheval. Accomplit de façon préméditée des actes coupables en se fiant à la puissance du chant du Saint Nom du Seigneur ou du processus d'expiation (prayascitta) pour en annuler les conséquences ne peut apporter le salut à qui que ce soit, pas même à Indra ou à Nahusa. Celui-ci remplaçait Indra dans le royaume édénique, tandis qu'il cherchait, en s'enfuyant, à échapper aux conséquences de sa faute.
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