VERSET 21
etena puja-vidhina
masan dvadasa hayanam
nitvathoparamet sadhvi
kartike carame hani
TRADUCTION
L'épouse chaste doit pratiquer cette forme de service de dévotion pendant une année entière. L'année écoulée, elle doit jeûner le jour de la pleine Lune du mois de
karttika [octobre-novembre].
VERSET 22
svo-bhute pa upasprsya
krsnam abhyarcya purvavat
payah-srtena juhuyac
caruna saha sarpisa
paka-yajna-vidhanena
dvadasaivahutih patih
TRADUCTION
Le matin suivant, elle doit se laver, et, après avoir adoré Krsna comme auparavant, cuisiner comme on le fait pour les fêtes, selon les prescriptions des
Grhya-sutras. Elle doit faire cuire du riz au lait dans du
ghi, et avec cette préparation, le mari doit, à douze reprises, faire des offrandes au feu.
VERSET 23
asisah sirasadaya
dvijaih pritaih samiritah
pranamya sirasa bhaktya
bhunjita tad-anujnaya
TRADUCTION
Ensuite, il doit satisfaire les
brahmanas, puis, lorsque ceux-ci, comblés, lui donnent leurs bénédictions, il doit leur rendre son hommage avec la tête, Enfin, avec leur permission, il doit faire honneur au
prasada.
VERSET 24
acaryam agratah krtva
vag-yatah saha bandhubhih
dadyat patnyai caroh sesam
suprajastvam susaubhagam
TRADUCTION
Avant de prendre son repas, le mari doit d'abord faire asseoir l'
acarya confortablement; puis, avec ses amis et ses proches, restant maître de ses paroles, il doit offrir du
prasada à son
guru. La femme doit alors manger les restes de l'offrande de riz au lait cuit dans le
ghi, car ceci lui assurera un fils érudit et dévoué, ainsi que toute heureuse fortune.
VERSET 25
etac caritva vidhivad vratam vibhor
abhipsitartham labhate puman iha
stri caitad asthaya labheta saubhagam
sriyam prajam jiva-patim yaso grham
TRADUCTION
L'homme qui observe ce voeu, ou cette pratique rituelle, suivant les injonctions des s'
astras, pourra obtenir du Seigneur, même au cours de cette vie, toutes les bénédictions qu'il désire. L'épouse sera ainsi assurée de connaître le bonheur, d'avoir suffisamment de richesses, des fils, un mari qui vivra longtemps, une bonne renommée et une maison avenante.
TENEUR ET PORTEE
De nos jours encore, au Bengale, si une femme peut vivre longtemps auprès de son mari, elle est considérée comme ayant beaucoup de chance. La femme désire généralement avoir un bon époux, de bons enfants, une bonne maison, la prospérité, l'opulence, etc. Or, comme ce verset le préconise, elle peut recevoir toutes ces bénédictions du Seigneur Suprême, et il en est de même pour un homme. Ainsi, en accomplissant ce vrata particulier, un homme et une femme conscients de Krsna vivront heureux en ce monde, et, parce qu'ils sont conscients de Krsna, ils seront un jour élevés au monde spirituel.
VERSET 26-28
kanya ca vindeta samagra-laksanam
patim tv avira hata-kilbisam gatim
mrta-praja jiva-suta dhanesvari
sudurbhaga subhaga rupam agryam
vinded virupa viruja vimucyate
ya amayavindriya-kalya-deham
etat pathann abhyudaye ca karmany
ananta-trptih pitr-devatanam
tustah prayacchanti samasta-kaman
homavasane huta-bhuk sri-haris ca
rajan mahan marutam janma punyam
diter vratam cabhihitam mahat te
TRADUCTION
Si une jeune fille non encore mariée observe ce
vrata, elle pourra obtenir un excellent époux. Une femme sans mari ni fils [
avira] pourra être élevée jusqu'au monde spirituel. Une femme dont les enfants sont morts à la naissance pourra obtenir un enfant qui vivra longtemps et aussi devenir très riche. Celle qui est malheureuse verra le destin lui sourire et celle qui est laide deviendra belle. Celui qui est malade sera soulagé de son mal et obtiendra un corps sain. Celui qui relate ce récit en présentant des offrandes aux
pitas et aux
devas, particulièrement au cours de la cérémonie du
sraddha, s'attirera leurs faveurs et verra ainsi tous ses désirs exaucés. Au terme de cette pratique rituelle, Visnu et Son épouse —mère Laksmi, la déesse de la fortune— Se montrent très satisfaits de son auteur. O roi Pariksit, je t'ai maintenant relaté en détail comment Diti accomplit cette cérémonie, à la suite de laquelle elle obtint de bons enfants —les Maruts— et mena une existence heureuse. Je me suis efforcé de t'expliquer tout ceci de mon mieux.
Ainsi s'achèvent les enseignements de Bhaktivedanta sur le dix-neuvième chapitre du sixième Chant du Srimad-Bhagavatam, intitulé: "L'observance du rite du pumsavana".
FIN DU SIXIÈME CHANT