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SRIMAD-BHAGAVATAM
CHANT 6 CHAPITRE 4 Prajapati Daksa
offre au Seigneur les prières Hamsa-guhya.
tabhyam nirdahyamanams tan
upalabhya kurudvaha rajovaca mahan somo manyum prasamayann iva
Ce verset nous permet de comprendre que le deva de la Lune veille sur tous les arbres et sur toutes les plantes de l'univers. C'est grâce à la lumière de la Lune que les végétaux croissent en abondance. Dès lors, comment croire les soi-disant hommes de science lorsqu'ils nous informent à la suite de leurs expéditions lunaires qu'il n'y a pas d'arbre ni de végétation d'aucune sorte sur cet astre? Srila Vivanatha Cakravarti Thakura dit: somo vrksadhisthata sa eva vrksanam raja —Soma, le deva de la Lune, règne en souverain sur tous les végétaux. Comment pourrions-nous croire que le maître de toute végétation habite une planète qui en serait dépourvue?
na drumebhyo maha-bhaga
dinebhyo drogdhum arhatha vivardhayisavo yuyam prajanam patayah smrtah
Il ressort de ce verset que le gouvernement, ou le roi, a le devoir de protéger non seulement les êtres humains, mais aussi tous les autres êtres vivants, c'est-à-dire les animaux et les végétaux. Aucun être vivant ne doit être tué inutilement.
aho prajapati-patir
bhagavan harir avyayah vanaspatin osadhis ca sasarjorjam isam vibhuh
Soma, le deva de la Lune, rappela aux Pracetas que cette végétation avait été créée par le Seigneur des seigneurs afin de servir de nourriture pour tous. Si les Pracetas tentaient de l'anéantir, leurs propres sujets en souffriraient aussi, car les arbres sont également nécessaires pour l'alimentation.
annam caranam acara
hy apadah pada-carinam ahasta hasta-yuktanam dvi-padam ca catus-padah
Selon la loi de la nature, ou la volonté de Dieu, la Personne Suprême, une espèce vivante sert de nourriture à une autre. Comme l'indique ce verset: dvipadam ca catus-padah —les quadrupèdes (catus-padah), ainsi que les végétaux peuvent servir de nourriture aux êtres humains (dvi-padam). Toutefois, lorsqu'on parle de quadrupèdes, il s'agit ici des daims ou des chèvres par exemple, et non des vaches, qui doivent toujours être protégées. En général, les membres des groupes supérieurs de la société —les brahmanas, les ksatriyas et les vaisyas— ne consomment pas de chair animale. Parfois, il arrive que des ksatriyas se rendent dans la forêt pour y mettre à mort certains animaux comme le daim, car ils doivent apprendre l'art de tuer, et il arrive également parfois qu'ils mangent les bêtes ainsi tuées. Les sudras, eux aussi, mangent la chair d'animaux comme la chèvre. Toutefois, en aucun cas la vache ne doit être tuée ou mangée par l'homme. Tous les Sastras condamnent avec véhémence l'abattage de la vache. Celui qui tue une vache doit souffrir pendant autant d'années qu'il y a de poils sur le corps de cet animal. La Manu-samhita enseigne: pravrttir esa bhutanam nivrttis tu maha-phala —nous avons bien des tendances dans ce monde matériel, mais un être humain doit apprendre à les dominer. Ceux qui désirent manger de la viande peuvent satisfaire leur palais en consommant la chair d'animaux inférieurs, mais jamais ils ne devraient tuer la vache, d'ailleurs reconnue comme la mère de l'homme du fait qu'elle lui donne son lait. Les sastras recommandent tout spécialement: krsi-goraksya —la communauté des vaisyas devrait pourvoir à tous les besoins alimentaires de la société en produisant des denrées agricoles, et en même temps accorder toute protection à la vache, le plus utile de tous les animaux du fait qu'elle nourrit l'humanité de son lait.
yuyam ca pitranvadista
deva-devena canaghah praja-sargaya hi katham vrksan nirdagdhum arhatha
Hare Krishna Hare Krishna Krishna Krishna Hare Hare Hare Rama Hare Rama Rama Rama Hare Hare |