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Lundi le 17 novembre, 2003
La prière.

La prière comporte toujours des paroles de glorification pour le Seigneur Suprême. Cependant, elle peut être considérée indépendamment de la deuxiième pratique du service de dévotion. Elle comporte la demande d’une bénédiction. Le Seigneur Caitanya nous a enseigné comment demander des bénédictions dans cet extrait du Siksastaka:

"Ô Seigneur, je ne désire pas obtenir des richesses, ni de nombreux disciples, ni une jolie femme, car ce sont là autant de désirs matériels. Mais si je dois demander une grâce, que ce soit de ne jamais être privé de Ton service de dévotion transcendantal, qu’elles que soient les circonstances et qu’elles que soit la forme sous laquelle je renaîtrai."

Il est dit dans les Ecritures qu’on peut approcher Krishna afin de Lui faire une requête pour un objet ou un bienfait qu’on ne peut obtenir soi-même et qui n’est pas disponible dans le monde matériel. C’est pourquoi les bhaktas ne prient pas Dieu pour obtenir des choses matérielles car ces acquisition peuvent se réaliser par des efforts personnels ou avec l’aide de personnages influents qui sont dans une position de pouvoir dans ce monde. Srila Prabhupada explique aussi que les bhaktas sont toujours sur le plan positif, contrastant en ceci avec les impersonnalistes qui veulent tout rendre impersonnel ou néant. Nul ne peut rester dan un état de vide; on doit posséder quelque chose. En conséquence, le bhakta animé d’une mentalité positive, désire posséder quelque chose. Il s’agit d’une bénédiction qui ne peut lui être donnée que par Krishna Lui-même.

Le jeune Prahlad Maharaja, un pur bhakta du Seigneur et le seul descendant d’un roi démoniaque qui s’ingéniait à lui faire inculquer les valeurs matérialistes priait en ces termes:

"Ö Seigneur, je suis ton serviteur inconditionnel et tu es mon maître éternel. Nous n’avons nullement besoin d’être autre chose que serviteur et maître. Tu es tout naturellement mon maître, comme je suis tout naturellement ton serviteur; nous n’avons pas d’autre relation.

Toi le meilleur de tous ceux qui octroient des bénédictions, si tu veux vraiment m’accorder une faveur, fais que mon cœur ne soient pas souillé par les désirs matériels, telle est ma prière."
Extrait des prières de Prahlad Maharaja, S.B.7.10

On constate que cette adresse décrit dans des mots personnels la position suprême de Sri Krishna et celle, subordonnée de son dévot, qui demande une bénédiction en aucune manière teintée de désirs de jouissances susceptibles d’améliorer l’existence matérielle. Elle exprime à la fois une réflexion sur les attributs infinis du Seigneur et la dépendance active et relationnelle de Son dévot. En fait, celui-ci prie en toute conscience de son lien éternel avec Dieu et de sa position toute aussi éternelle à Son égard.

Il n’y a aucune autre façon de se libérer du cycle des morts et des renaissances qu’en se fixant dans le service de dévotion, soit en engageant tous ses sens au service du Seigneur Suprême. Si le mental, maître des sens, est engagé à prier ainsi, il se voit acheminé par l’intelligence éclairée à formuler une demande favorable au Suprême Possesseur pour avancer spirituellement et s’approcher de Lui. Du coup, le bhakta ou l’aspirant bhakta risque bien de s’attirer l’attention de ce Suprême Bienfaiteur.

La voie du matérialiste.

Selon les védas, la progression vers la libération se décrit, comme suit. Il y a d’abord la piété, de laquelle émerge naturellement une prospérité économique et la satisfaction des sens pour finalement atteindre le but de la forme humaine soit la libération de l’identification au corps temporaire. En effet, tout vient de Krishna, qui Se situe bien au delà de la matière inerte. Il est la source primordiale de toute ce qui existe. La piété, donc, se rapporte à la religion qui signifie en latin "religliaré", soit "se relier" et à la fonction d’être un lien qui nous unit à Dieu. Même si dans nos sociétés matérialistes, la libération a été évacuée des valeurs établies qui misent plutôt sur un confort et des ambitions matérialistes effrénées, la piété a été conservée en vue d’obtenir la satisfaction des sens. Ceci est une problématique qui existe depuis des temps immémoriaux. Pour le matérialiste, le but de la religion est vu simplement comme un moyen pour améliorer les conditions matérielles. Des prêtres et des supposés sages s’unissent alors aux politiciens pour contrôler les gens en les maintenant dans l’ignorance pour les utiliser afin de remplir leurs coffres. Loisirs, gains à la loto, plaisirs sexuels, voyages vers d’autre planètes, même la victoire sur la mort et la création de la vie parfaite en éprouvette font partie des promesses de ces "gourous" du matérialisme. En observant la culture américaine, on remarque qu'à cause de sa piété, ce pays a su accroître son progrès économique de façon prodigieuse au vingtième siècle. Par contre, l’esprit matérialiste de ces conquérants et des représentants de l’Eglise a fait que leur avidité prend une allure démoniaque et sournoisement tout le monde en souffre de plus en plus. Les Etats-Unis brandissent toujours le flambeau de la piété (c’est payant) et évidemment, ce n’est pas la seule nation qui emprunte ce subterfuge. L’Eglise catholique qui a été souvent vendue à l’usage des matérialistes a justifié et justifie encore bien des massacres d’humains et d’animaux (ou ont-ils trouvé l’information que les animaux n’ont pas d’âme?)

C’est dans cet état d’esprit, il y a des milliers d'années, que les brahmanas, précepteurs de Prahlad, alors âgé de cinq ans, enseignaient les principes de la vie matérialiste en trois étapes soit: La piété, le développement économique et la satisfaction des sens.

"Sanda et Amarka, les précepteurs de Prahlad Maharaja, chatièrent et menacèrent leur élève de diverses façons et entreprirent ensuite de l’instruire quand aux voies de la piété, de la poursuite des richesses et de la satisfaction des sens. Telle fut l’éducation qu’ils lui donnèrent.

Cependant, comme Prahlad était au-dessus de ces instructions, il ne les appréciait guère car ils les savait fondées sur la dualité des activités matérielles, qui implique l’homme dans un mode de vie matérialiste, caractérisé par la naissance la maladie la vieillesse et la mort".
S.B.7.5.18 et 53

A.C.Bhaktivedanta Swami Prabhupada, fondateur et maître spirituel du Mouvement pour la Conscience de Krishna en occident traduit et commente le Srimad Bhagavatam duquel est tiré ces quelques détails de la vie de Prahlad Maharaja nous donne le mot de la fin pour cet article rédigé pour tous les amis de Krishna.

"Ceux qui sont intéressés par la vie spirituelle devraient suivre l’exemple de Prahlad Maharaja et rejeter toute instruction fondée sur la religion intéressée, la poursuite des richesses et la satisfaction des sens. C’est à l’éducation spirituelle qu’il faut s’intéresser. Pour cette raison, le mouvement pour la Conscience de Krishna se répand dans le monde en s’appuyant sur l’exemple de Prahlad Maharaja qui n’appréciait aucune facette de l’éducation matérialiste qu’il recevait de ses maîtres."

Hare Krishna

Ecrit par Hari Bhakti d.d.

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