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Mardi le 14 septembre, 2004
Hiranyakasipu, roi des démons.
Une fois par semaine, vous recevrez à la Nouvelle du Jour, une partie de l'histoire d'Hiranyakasipu le roi des asuras ou démons puisée dans le septième chant du Srimad-Bhagavatam. Voici pour débuter le résumé de ce chapitre ainsi que quelques versets qui sont en grande partie accompagnés de la teneur et portée par le fondateur du mouvement "Hare Krishna", Sa Divine Grâce A.C. Bhaktivedanta Swami Srila Prabhupada. Vous pouvez retrouver le début de l'histoire à cette adresse:
http://www.vedaveda.com/les_vedas/srimad/chant7/chap2entre.html
Verset 59
Après avoir dissipé l'ignorance des proches parents de Suyajna, Yamaraja disparut à leurs yeux. C'est alors qu'ils célébrèrent les rites funéraires.
Verset 60
Aucun de vous ne devrait donc s'affliger de la perte du corps, qu'il s'agisse du vôtre ou de celui d'autrui. Seule l'ognorance fait établir des distinctions corporelles et se demander "Qui suis-je ? Qui sont les autes ? Qu'est-ce qui est à moi ? Et qu'est-ce qui est aux autres ?
Teneur et portée.
Dans cet univers matériel, l'instinct de conservation constitue la première loi de la nature. Suivant cette conception, on devrait se préoccuper de sa sauvegarde personnelle, pour ensuite se tourner vers la société, l'amitié et l'amour, la communauté, la nation, et ainsi de suite, lesquels puisent tous leur origine dans une conception matérielle de l'existence et dans un manque de connaissance de l'âme spirituelle. C'est ce qu'on appelle l'ajanana. Tant que l'humanité demeurera dans les ténèbres et l'ignorance, les hommes continueront à élaborer de vastes projets fondés sur la conception corporelle de la vie. C'est ce qu'explique Prahlada Maharaja par le mot bhaman. Sous l'emprise du matérialisme, la civilisation moderne construit de grandes routes, d'immenses habitations et de gigantesques usines ; telle est la conception moderne d'une civilisation avancée. L'homme ignore cependant qu'il peut lui-même être chassé à tout moment de la scène et contraint de revêtir des corps n'ayant que faire de tous ces gratte-ciel, palais, routes et automobiles. C'est pourquoi lorsque Arjuna fit preuve d'un attachement corporel pour ses proches, Krsna le réprimanda aussitôt en disant : kutas tva kasmalam idam visame samupasthitam anarya-justam - Ta conception corporelle de l'existence est digne des anaryas, des êtres qui ne sont guère avancés dans la connaissance. La civilisation qui a atteint un niveau élevé dans le savoir spirituel. Il ne suffit pas de se déclarer arya pour le devenir. Demeurer dans les plus profondes ténèbres par rapport au savoir spirituel tout en prétendant être un arya, seul un anarya peut avoir cette attitude. A ce propos, Srila Madhavacarya cite le passage suivant du Brahama-vaivarta Purna :
Ka atma kah para iti dehady-apaksaya
Na hi dehadir atma syan
Na ca satrur udiritah
Ato daihika-vrddau va
Ksaye va kim prayojanam
Il en ressort qu'aussi longtemps que nous avons une forme humaine, notre devoir consiste à comprendre la nature de l'âme à l'intérieur du corps. Le corps n'est pas l'être en soi ; nous sommes différents du corps, de telle sorte qu'il n'est pas
question d'amis, d'ennemis ou de responsabilités en fonction de la conception corporelle de la vie. Nous ne devons pas trop nous soucier du passage de notre corps de l'enfance à l'adolescence, de l'adolescence à l'âge mûr, puis à la destruction apparente. Nous devons plutôt nous soucier très sérieusement de l'âme qui habite le corps et de la manière dont celle-ci peut être arrachée à l'emprise de la matière. L'être vivant dans le corps n'est jamais anéanti ; il faut donc avoir l'assurance que même si l'on a beaucoup d'amis ou d'ennemis, on ne peut être aidé par les uns ni souffrir à cause des autres. Il convient de savoir que l'on est une âme spirituelle (aham brahmasmi) et que l'âme, dans sa nature profonde, n'est affectée par les transformations du corps. En toutes circonstances, chacun de nous doit, en tant qu'âme spirituelle, agir en dévot de Visnu, sans se soucier des relations fondées sur le corps, qu'elles soient amicales ou hostiles. Sachons donc que nous ne serons jamais tués, pas plus que ceux que nous considérons comme nos ennemis à cause d'une conception corporelle de la vie.
À continuer la semaine prochaine.
Tiré du Srimad-Bhagavatam.
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