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Lundi le 1 novembre, 2004
Hiranyakasipu brigue l'immortalité.
Une fois par semaine, vous recevrez à la Nouvelle du Jour, une partie de l'histoire d'Hiranyakasipu le roi des asuras ou démons puisée dans le septième chant du Srimad-Bhagavatam. Voici pour débuter le résumé de ce chapitre ainsi que quelques versets qui sont en grande partie accompagnés de la teneur et portée par le fondateur du mouvement "Hare Krishna", Sa Divine Grâce A.C. Bhaktivedanta Swami Srila Prabhupada. Vous pouvez retrouver le début de l'histoire à cette adresse:
http://www.vedaveda.com/les_vedas/srimad/chant7/entre.html
Verset 14
O roi, après avoir été ainsi informé par les devas, le très puissant Brahma, accompagné de Bhrgu, de Daksa et d'autres grands sages, partit immédiatement pour le lieu où Hiranyakasipu pratiquait ses austérités.
Teneur et portée.
Brahma attendait que les austérités accomplies par Hiranyakasipu mûrissent pour se rendre sur place et offrir à l'asura (être démoniaque) des bénédictions suivant ses désirs. Profitant de ce que tous les devas et les grands sages pouvaient l'accompagner, il se rendit auprès de l'asura afin de lui accorder la bénédiction de son choix.
Verset 15-16
Brahma, qui voyageait sur un cygne, ne put d'abord voir où se trouvait Hiranyakasipu, car son corps était recouvert par une fourmilière, de l'herbe et des tiges de bambou. Comme il était là depuis longtemps, les fourmis avaient dévorés la peau, la graisse, la chair et le sang. Finalement, Brahma et les devas le découvrirent ; on aurait dit un soleil caché par les nuages, embrassant tous les mondes par ses austérités. Frappé d'étonnement, Brahma esquissa un sourire, puis s'adressant à lui en ces termes.
Teneur et portée.
L'être vivant peut subsister par sa propre énergie, sans le soutien de la peau, de la moelle, des os, du sang, etc., car il est écrit : asango 'yam purusah -l'âme n'a rien à voir avec son enveloppe matérielle. Hiranyakasipu se livrait à une très rude austérité (tapasya) depuis de longues années. De fait, on lit qu'il accomplit son tapasya pendant cent années terrestres. Étant donné qu'un jour des devas vaut six de nos mois, cela représente assurément un très grand laps de temps. La nature suivant son cours, son corps avait été presque entièrement dévoré par les vers, les fourmis et d'autres parasites, tant et si bien que Brahma lui-même ne put tout d'abord le voir. Il finit néanmoins par le trouver et fut frappé d'émerveillement en constatant avec quelle détermination extraordinaire Hiranyakasipu poursuivait son tapasya. N'importe qui aurait cru qu'Hiranyakasipu était mort en voyant son corps ainsi recouvert, mais Brahma, l'être suprême dans notre univers, comprit qu'il vivait toujours, bien qu'il fût recouvert par différents éléments matériels.
Il faut également noter que bien qu'Hiranyakasipu se fût soumis à ces austérités pendant très, très longtemps, on le considérait néanmoins comme un Daitya et un Raksasa (Etres démoniaques). Les versets qui suivent nous révéleront que même de grands saints auraient été incapables d'accomplir d'aussi rudes austérités. On peut dès lors se demander pourquoi il était tout de même considéré comme un Raksasa et un Daitya. La raison en est qu'il faisait tout ceci en vue de sa propre satisfaction. En contrepartie, Prahlada Maharja n'avait que cinq ans, et ne pouvait donc pas faire grand-chose en face de son père. Pourtant, il ui suffit de pratiquer un peu le service de dévotion suivant les instructions de Narada Muni pour devenir si cher au Seigneur que Celui-ci vint le sauver tandis qu'Hiranyakasipu, malgré toutes ses austérités, fut tué. Telle est la différence entre le service de dévotion et les autres méthodes visant à atteindre la perfection. Celui qui accomplit de rudes austérités en vue de satisfaire ses propres désirs inspire la crainte à l'univers entier, tandis que le bhakta (dévot) ayant à son actif ne serait ce qu'un soupçon de service de dévotion est un ami pour tous. (suhrdam sarva-bhutanam). Étant donné que le Seigneur est le bienfaiteur de tous les êtres et que le bhakta revêt les qualités du Seigneur, le bhakta agit également pour le bien de tous en pratiquant le service dévotion. En conséquence, bien qu'Hiranyakasipu se soit livré à des austérités très pénibles, il n'en demeura pas moins un Daitya et un Raksasa, tandis que Prahlada Maharaja, pourtant issu de ce même Daitya, devint le plus grand des bhaktas et fut personnellement protégé par le Seigneur Suprême. Aussi la bhakti est-elle qualifiée de sarvopadhi-vinirmuktam, ce qui signifie que le bhakta est affranchi de toutes désignations matérielles, et d'anyabhilasita-sunyam, car il se situe au niveau transcendantal, à l'abri de tout désir matériel.
À continuer la semaine prochaine.
Tiré du Srimad-Bhagavatam.
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