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Je me demandais si je devais parler en public de ce qui m'est arrivé dernièrement, car c'était une expérience vraiment difficile. Habituellement, les gens n'aiment pas entendre parler de la mort. Cela est très compréhensible, car c'est quelque chose que personne ne désire, mais que nous devons subir.

Il y a quelques jours, avant de me lever pour chanter mes tours, je me suis réveillé avec un terrible mal de tête. J'ai rarement mal à la tête et celui-ci était très puissant, probablement le plus gros le plus gros de ma vie.

Il faut que je dises que je ne suis plus jeune. J'aurai 64 ans l'été prochain et même si je suis en bonne forme, la vieillesse a déjà commencé à se faire sentir. Lorsque je me suis levé ce fameux matin, en plus du mal de tête, au moment où je me suis levé pour me diriger vers la douche, j'avais de la difficulté à me porter sur mes jambes. Je croyais tomber à chaque pas et lors de la douche j'avais des étourdissements. J'étais en train de perdre des capacités et je me demandais si j'étais en train de mourir. Cela m'affolait bien sûr. Malgré ces moments forts désagréables, je me suis mis à chanter mes tours de japa. J'avais des étourdissements fréquents et l'anxiété s'est emparée de moi. Le mal de tête et les étourdissements sont finalement partis, mais l'anxiété est restée. J'étais vraiment perturbé.

J'avais l'impression que je pouvais mourir dans la prochaine seconde. On sait tous, qu'à mon âge que les chances de mourir d'une crise cardiaque sont grandes. Je continuais à chanter mes tours, me disant qu'il faut vraiment que je m'absorbe dans la vibration spirituelle du maha-mantra et que je devienne plus sérieux dans le processus du bhakti-yoga.

Il nous arrive tous d'avoir des moments d'anxiété, mais celle qui m'habitait était sans interruption. Je n'ai jamais connu une si grande anxiété au cours de ma vie. Elle a été présente au cours de la journée et je me sentais vraiment très mal.

J'habite dans un bloc appartements, et un peu plus tard dans la journée j'étais dans le hall d'entrée attendant une amie qui devait arriver en auto. L'anxiété était toujours présente et le sentiment de mort m'obsédait toujours. Surtout que de l'autre côté de la rue, au même moment, on vidait le logement d'un ami qui est décédé la semaine dernière. Nos vies se ressemblaient par le fait que nous vivions seuls. Il savait que j'étais un dévot. Il m'avait acheté quelques livres dans le passé et je lui ai souvent donné du prasadam, qu'il appréciait à chaque fois. Nous avions une bonne amitié et son départ m'a perturbé. Il était plus âgé que moi. Il devait avoir 75 ans dans quelques jours. Pendant que j'étais concentré à regarder ses nièces vider son logement, soudainement est apparu un voisin que je n'avais pas entendu venir. Il voulait me faire sursauter et croyez moi, il a bien réussi. ;o)) Son sourire dans les circonstances semblait démoniaque. Le sourire d'une personne qui est contente d'en faire souffrir une autre. Bien sûr, il voulait me jouer un tour, mais vu mon état, il m'a surtout fait une grande peur. Lorsqu'il est parti, content de son coup, et le coeur me débattant, je me suis dit que c'est exactement la façon dont apparaissent les yamadhutas au moment de la mort. Ils arrivent sans avertissement. Cela a fait augmenté mon anxiété.

Au cours de la journée aussi, je me suis souvenu de la mort d'un de mes amis. Il est décédé du cancer des os, l'année dernière.

L'anxiété a été présente tout le long de la journée. Aussi il faut que je dises que la semaine dernière j'ai failli être heurté par une auto. Si cela aurait arrivé, croyez moi que j'aurais été très mal en point. Aussi, il y a deux semaines, si je n'avais pas été attentif en traversant une intersection, j'aurais, il est certain été tué par un camion remorque qui a complètement oublié d'arrêter au feu rouge à une intersection. Tout ceci pour dire, que déjà la présence de la mort mijotait dans mon esprit.

Plus tard dans la journée, j'ai rencontré une de mes soeurs et je lui ai raconté ce qui m'était arrivé au lever. Elle m'a dit qu'elle avait vécu quelque chose de semblable il y a quelque temps. Elle avait fait une recherche sur internet et elle a vu qu'il s'agissait d'un virus. Celui-ci devait graduellement partir dans les jours suivants. Le soir avant de m'endormir, je me demandais comment j'allais être au réveil. Je dois dire que le lendemain, l'anxiété avait diminué, mais revenait de temps à autre.

Dans la journée trois de mes soeurs sont venues me visiter. Deux d'entre elles ont été actives pendant plusieurs années dans le mouvement de la Conscience de Krishna. Elles sont restées pendant quelques heures. Souvent l'anxiété revenait. Elle était bien présente même si j'étais occupé à échanger avec mes soeurs. Ces dernières étaient au courant de ma situation et on échangeait parfois à ce propos. Lorsqu'elles sont parties j'avais toujours cette souffrance qui m'habitait. Ce sentiment de peur de la mort était bien en place dans mon mental.

Pendant tout ce temps, je me disais qu'il faut que je devienne de plus en plus sérieux dans le processus du bhakti-yoga. La mort peut arriver à tout moment. Toute cette anxiété me procurait une certaine pression dans la région du coeur.

Pendant la journée sur la rue, je voyais les gens différemment. Je les voyais agir sachant qu'ils croyaient que ce monde est la réalité. C'est vraiment l'illusion qui nous fait penser ainsi, car ce monde est temporaire donc irréel.

Krishna le dit dans la Bhagavad-gita au chapitre 2 verset 16: Les maîtres de la vérité ont conclu à l'éternité du réel et à l'impermanence de l'illusoire, et ce, après avoir étudié leur nature respective.

J'ai demandé par internet à mes amis dévots, de m'aider philosophiquement. Ce qu'ils ont fait sans hésiter. Je leurs en suis toujours très reconnaissant. Voici quelques versets qu'ils m'ont envoyés afin d'apaiser ma douleur qui persistait toujours.

Bhagavad-gita 9.22. Mais ceux qui M'adorent avec dévotion, méditant sur Ma forme absolue, Je comble leurs manques et préserve ce qu'ils possèdent.

TENEUR ET PORTEE

Celui qui ne peut vivre un instant hors de la conscience de Krsna, sans servir avec dévotion le Seigneur, sans entendre et chanter Ses gloires, se souvenir de Lui, Lui offrir des prières et L'adorer, servir Ses pieds pareils-au-lotus et Lui offrir des services d'autres sortes, se lier d'amitié avec Lui et s'abandonner totalement à Lui, celui-là ne peut que penser au seul Krsna, sans cesse, à chaque instant du jour et de la nuit. De tels actes sont infiniment heureux et chargés de puissance spirituelle, si bien qu'ils mènent infailliblement le bhakta à la perfection de la réalisation spirituelle. A ce point, il n'a plus de désir que pour vivre en la compagnie du Seigneur Suprême. Tel est le yoga. Grâce à la miséricorde du Seigneur, grâce à Sa clémente protection (ksema), le bhakta ne retourne jamais à la vie matérielle. Le Seigneur l'aide à devenir conscient de Lui, conscient de Krsna, par le yoga, puis, quand il est parvenu à la plénitude de cette conscience, le protège en l'empêchant de sombrer à nouveau dans l'existence conditionnée, toute de misère. Bhagavad-gita 9.22

Bhagavad-gita 6.40 Le Seigneur bienheureux dit: O fils de Prtha, pour le spiritualiste aux actes heureux, il n'est de destruction ni dans cette vie, en ce monde, ni dans l'autre; jamais, Mon ami, le mal, ou l'infortune, ne s'empare de lui.

TENEUR ET PORTEE

Dans le Srimad-Bhagavatam, Sri Narada Muni adresse ces mots à Vyasadeva:

"Qui abandonne tout projet matériel et, sans réserve, prend refuge auprès de Dieu, la Personne Suprême, ne court aucun risque de se dégrader ou de rien perdre. Par contre, accomplir scrupuleusement tous ses devoirs, mais sans adorer Dieu, pourra bien se révéler stérile."

Pour assurer son progrès spirituel, son progrès vers la conscience de Krsna, le spiritualiste doit mettre fin à tout acte matériel, commun ou conforme aux Ecritures. Cependant, les Ecritures enseignent qu'un homme devra souffrir s'il néglige ses devoirs matériels; n'en sera-t-il pas de même pour qui manque à remplir correctement ses devoirs spirituels? Si le bhakta n'atteint pas le bout de la voie, s'il ne complète pas son effort, aura-t-il tout perdu, matériellement et spirituellement? Le Srimad-Bhagavatam rassure le spiritualiste qui a échoué dans sa tentative: s'il doit souffrir pour n'avoir pas assumé ses responsabilités matérielles, ses accomplissements dans la conscience de Krsna, au contraire, ne seront jamais oubliés; même s'il renaît dans une famille de basse condition, il est assuré de reprendre son évolution spirituelle où il l'a laissée, tandis que l'homme dépourvu de conscience de Krsna, quand bien même il aurait rempli tous ses devoirs matériels, n'obtiendra aucun résultat positif. L'humanité entière peut se diviser en deux groupes: ceux qui acceptent les principes régulateurs de l'existence, et ceux qui les refusent. Les seconds ne cherchent qu'à assouvir leurs sens, telles des bêtes, et ignorent tout de la métempsycose comme de la libération. Civilisés ou non, érudits ou non, forts ou faibles, leur vie n'a rien d'heureux, car ils ne font que s'abandonner à leurs tendances animales: manger, dormir, s'accoupler et se défendre. Et pour jouir de la satisfaction de ces tendances, il doivent perpétuellement demeurer dans l'univers matériel, où la vie n'est que misère, cependant que les premiers, par l'adhérence aux règles scripturaires, s'élèvent graduellement jusqu'à la conscience de Krsna. A leur tour, ceux-ci se divisent en trois ordres: les premiers jouissent de la prospérité matérielle en observant les codes scripturaires, les seconds cherchent à se libérer définitivement de la matière, et les troisièmes se vouent au service de Krsna. Ceux qui, avides de bonheur matériel, suivent, dans leurs actes, les Ecritures, les premiers donc, se subdivisent en deux: ceux qui aspirent aux fruits de leurs actes, et ceux qui ne recherchent aucun plaisir pour leurs sens. Les "chasseurs de plaisir" obtiendront peut-être des conditions de vie plus élevées, jusqu'à renaître sur des planètes édéniques, où abondent les plaisirs, mais la voie qu'ils ont choisie n'est pas considérée parfaite, car elle ne conduit pas hors de l'existence matérielle. Il n'est de propice que les actes menant à la réalisation spirituelle, à l'affranchissement de tout concept matériel de la vie, à la libération, ce que seule la conscience de Krsna peut offrir. Est donc un parfait yogi quiconque accepte les conditions, même difficiles, nécessaires pour progresser sur le chemin de la conscience de Krisna. Mais l'astanga-yoga, parce qu'il vise au but ultime, la conscience de Krsna, est également considéré favorable, et quiconque s'y appliquerait avec conscience n'aurait à craindre aucune régression.

Pendant ces jours d'anxiété, je me répétais sans cesse qu'il fallait que je trouve un soulagement à ma douleur. Je savais que le chant du maha-mantra était la solution. Je me disais qu'il fallait que je m'absorbe davantage afin de trouver un répit à ma douleur. C'est ce que j'ai fait bien sûr, et cela a bien fonctionné. Je me disais, je veux bien m'absorber, mais à cause de cette concupiscence qui habite les sens, le mental et l'intelligence de tous, que le retour à Krishna semble parfois impossible. Voir cet article en français à cette page: http://www.vedaveda.com/vedaveda/radio/2011/056.html Par contre, je ne pouvais pas rester dans cette situation inconfortable et douloureuse qui m'habitait. En plus de vraiment prendre refuge dans le chant du maha-mantra, je me suis mis à rechercher dans les livres de Srila Prabhupada des citations qui pourraient vraiment donner un arrêt à cette douleur psychologique qui était moins active, mais tout de même présente.

Malgré cette concupiscence qui nous habite, il y a cet amour de Krishna innée en tout être humain et que nous pouvons développer. Voici donc des citations bien encourageantes que j'ai trouvées.

L’aptitude à la conscience de Krishna est inhérente à chaque être, et déjà développée dans une certaine mesure quand l’être adopte la forme humaine. Le Chaitanya-Caritamrita (Madhya 22.107) enseigne à ce propos :

nitya-siddha krsna-prema ‘sadhya’ kabhu naya
sravanadi-suddha-citte karaye udaya

“ Le pur amour de Krishna existe de tout éternité dans le coeur des êtres. On n’a pas à le puiser ailleurs qu’en l’être. Et lorsque le coeur se purifie par le chant et l’écoute des gloires du Seigneur, l’être s’éveille alors naturellement. “ Puisque la conscience de Krishna est inhérente à chacun, tous devraient avoir l’occasion d’entendre parler de Lui. Car il suffit de pratiquer le sravanam kirtanam, le chant et l’écoute de ce qui a trait à Krishna, pour que le coeur soit directement purifié et pour que la conscience originelle de l’être, la conscience de Krishna, s’éveille aussitôt en lui. La conscience de Krishna ne peut être imposée aux êtres par quelque artifice, car elle existe déjà en leur coeur. Et dès qu’ils entonnent le chant des Saints Noms du Seigneur Suprême, leur coeur se purifie de toute souillure matérielle. (Upa., pp. 48-49)

Sri Chaitanya compare le service de dévotion à une graine plantée dans le coeur de l’être; car, parmi les êtres innombrables errant de planète en planète, d’un bout à l’autre de l’Univers, quelques-uns seulement ont le bonheur de rencontrer un pur bhakta, et ainsi de pouvoir comprendre le service de dévotion. Si, une fois la graine du service de dévotion plantée dans son coeur, l’être écoute et récite avec persévérance le mantra Hare Krishna, Hare Krishna, Krishna Krishna, Hare Hare / Hare Rama, Hare Rama, Rama Rama, Hare Hare, cette semence fructifiera, comme une graine d’arbre régulièrement arrosée. La plante spirituelle du service de dévotion se met alors à pousser, à grandir jusqu’à percer l’enveloppe de l’Univers matériel et entrer dans l’éclat du brahmajyoti. Là, dans le monde spirituel, elle continue de croître jusqu’à atteindre la planète la plus élevée, Goloka Vrindavana, demeure suprême, où vit le Seigneur, Sri Krishna. Elle s’y abrite sous les pieds pareils-au-lotus de Krishna et, enfin arrivée au but, y demeure. Graduellement, elle fleurit, donne ses fruits, et le bhakta continue de l’arroser en écoutant et en récitant les gloires de Krishna. Le Chaitanya-Caritamrita, qui donne une description détaillée de cette plante de la dévotion, explique comment, une fois que la plante tout entière prend refuge aux pieds du Seigneur Suprême, le bhakta se fond dans l’amour de Dieu. Pareil au poisson incapable de vivre hors de l’eau, il ne peut plus vivre un seul instant sans être en contact avec Krishna. À ce point, il acquiert toutes les qualités spirituelles. (B.G. 10.9)

Je sais que ce texte est déjà très long et je pourrais encore en ajouter beaucoup, mais je sais aussi que plusieurs d'entre vous n'ont pas toujours le temps nécessaire pour lire de si longs textes. Je vais donc terminer en ajoutant ces nouvelles citations. Je veux vous dire aussi, que peu importe ce qui arrive dans la vie d'un dévot, que Srila Prabhupada nous a donné les outils pour devenir heureux. Il faut seulement étudier ses livres et chanter le maha-mantra:


Hare Krishna Hare Krishna Krishna Krishna Hare Hare
Hare Rama Hare Rama Rama Rama Hare Hare

J'ai aussi dans le courant de la journée, parlé à une autre de mes soeurs, qui travaille dans le domaine de la psychologie et qui s'informait de ma situation. Je lui ai fait un résumé de ce que je viens de vous dire ici. Elle m'a parlé d'une image qui est employée dans le domaine de sa profession qui semble être appelée: "Le curseur de la polarité" qui est le titre de cet article comme vous le savez. Pour aider un patient il lui est donné l'image de ce curseur. Elle m'a donné cet exemple. Nous savons que la polarité sont les extrêmes. Prenons l'exemple d'un patient qui vit dans la culpabilité ou la honte. Il lui sera suggéré de monter le curseur qui est présentement dans la honte vers la fierté. Pour les dévots aussi, graduellement, nous pouvons changer le pointeur qui est présentement dans la concupiscence vers l'amour de Krishna au moyen du maha-mantra. Alors il est important pour tous les dévots de réfléchir sur les actions qu'ils peuvent entreprendre afin de monter le curseur graduellement et de s'assurer qu'ils se donnent les moyens de les mettre en action. Comme par exemple, ils pourraient décider d'être plus attentifs lorsqu'ils chantent le maha-mantra, augmenter le nombre de tours quotidiennement, changer de vieilles habitudes... Enfin chacun de nous sait ce qui est préférable pour lui-même.


Hare Krishna Hare Krishna Krishna Krishna Hare Hare
Hare Rama Hare Rama Rama Rama Hare Hare
[Sukadeva Goswami dit au roi Pariksit:] “ O roi, chanter constamment le Saint Nom du Seigneur, en marchant sur les traces des grands maîtres en matière spirituelle, constitue pour tous - fussent-ils affranchis de tout désir matériel ou avides de plaisirs matériels, ou encore trouveraient-ils en eux-mêmes le bonheur par la force du savoir spirituel - la voie de la perfection, libre du doute et de la crainte.

Le Nom de Krishna est aussi puissant que le Seigneur :
[Les sages de Naimisaranya dirent à Suta Goswami:] “ Les êtres empiégés dans le terrible filet des morts et des renaissances peuvent aussitôt s’y soustraire en chantant, fût-ce de façon inconsciente, le Saint Nom de Krishna, que redoute même la terreur en personne. “ Le tout-puissant Vasudeva donne à Son Nom les mêmes pouvoirs qu’à Sa Personne... Même la peur en personne, nous apprend ce verset, tremble devant le Nom de Krishna. (S.B. 1.1.14)

Jamais le bhakta n’a le sentiment que ses activités sont banales ou stéréotypées, jamais il n’éprouve l’impression de faire du surplace. Si quelqu’un répète sans cesse un nom matériel, il ne tardera pas à s’en lasser. Pourtant, on peut chanter le maha-mantra Hare Krishna jour et nuit sans jamais s’en lasser. Au contraire, plus on le chante, plus ce chant se révèle nouveau et frais. Srila Rupa Goswami disait que s’il pouvait avoir des millions d’oreilles et de langues, il n’en goûterait que mieux la félicité spirituelle provoquée par le chant du maha-mantra Hare Krishna. (S.B. 4.30.20)



Il est dit que le bhakta, par nature, voue constamment son mental, ses énergies, ses paroles, son ouïe..., à l’écoute et au chant des gloires de Krishna. Telle est la conscience de Krishna, et pour celui, qu’absorbe cette écoute et ce chant, jamais le sujet ne semble usé ou vieilli. Et c’est là que s’opposent propos spirituels et propos matériels. Ces derniers se défraîchissent, on ne les écoute pas sans éprouver assez vite un désir de changement. Au contraire, les premiers méritent la qualification de nitya-nava-navayamana: à savoir que le chant et l’écoute répétés, constants, des gloires du Seigneur Suprême n’entraînent jamais la lassitude, mais conservent au contraire en celui qui les pratique leur fraîcheur, faisant même qu’il développe un désir ardent de s’y livrer toujours plus. (KRSNA, pp. 111-112)


En résumé, pour plusieurs d'entre nous, il ne faut pas hésiter à lever le curseur présentement pointé dans la concupiscence afin de la changer en amour de Dieu par le chant du maha-mantra. C'est là que nous connaîtrons le vrai bonheur. Lorsque nous sommes amoureux, nous sommes heureux, alors soyons le pour l'éternité avec Krishna, Dieu la Personne Suprême.

Écrit et compilé par Aprakrita Dasa