VERSET 41
sattvam rajas tama iti
tisrah sura-nr-narakah
tatrapy ekaikaso rajan
bhidyante gatayas tridha
yadaikaikataro nyabhyam
sva-bhava upahanyate
TRADUCTION
L'influence matérielle des trois
gunas -
vertu,
passion et
ignorance- détermine différentes catégories d'êtres, soit les
devas, les humains, et les créatures infernales. O roi, chaque
guna se mélangeant aux deux autres connaît lui-même trois subdivisions, et chaque catégorie d'êtres vivants déterminée par un
guna particulier subira également l'influence des deux autres
gunas et en manifestera les caractéristiques.
TENEUR ET PORTEE
Chaque être distinct se trouve gouverné par un guna particulier mais tout en subissant l'influence des deux autres. En général, toutes les âmes conditionnées par cette prison matérielle agissent sous l'empire de la passion puisque toutes s'efforcent de dominer et d'exploiter la nature matérielle afin de satisfaire leurs désirs personnels. Toutefois, en dépit de cette influence première de la passion, il demeure tout à fait possible que l'être développe une affinité pour les deux autres gunas, selon les êtres qu'il côtoie. Si bien que celui qui vit dans un milieu favorable pourra ainsi évoluer vers la vertu, alors qu'une mauvaise fréquentation pourra, au contraire, entraîner l'être vers l'ignorance. Rien n'est immuable: le tempérament d'un individu peut se transformer, en bien ou en mal, selon les êtres qu'il côtoie. A lui d'avoir l'intelligence de bien choisir qui il fréquente. A cet égard, la compagnie des dévots du Seigneur s'avère être bénéfique au plus haut point, car les servir donne de s'élever au plus haut stade de la perfection; telle est leur miséricorde. La vie de Sri Narada Muni illustre bien cette vérité puisqu'il devint le plus parfait d'entre les bhaktas grâce au seul contact des purs dévots du Seigneur. Né d'une humble domestique, il ne connut jamais son père et ne reçut pas la moindre instruction. Mais le simple fait de vivre en compagnie de dévots du Seigneur et de manger les restes sanctifiés de leur nourriture lui permit peu à peu d'acquérir les qualités spirituelles de ces bhaktas. A leur contact, son goût pour le chant et l'écoute des gloires absolues du Seigneur s'affirma, et puisque Ses gloires ne font qu'Un avec Sa Personne, il goûta ainsi la compagnie du Seigneur à travers Sa manifestation sonore. Pareillement, le sixième Chant du Srimad-Bhagavatam nous rapporte l'histoire édifiante d'Ajamila. Celui-ci était fils de brahmana, instruit et parfaitement éduqué dans l'accomplissement des devoirs brahmaniques, mais en dépit de tous ces atouts de valeur, la fréquentation d'une prostituée le conduisit à se dégrader au niveau d'un candala, la condition la plus méprisable pour un être humain. Ainsi, à chaque page, le Srimad-Bhagavatam exhorte à la compagnie des mahat ou grandes âmes, car elle ouvre les portes du salut. A l'inverse, fréquenter les êtres qui veulent assujettir le monde matériel revient à s'engager sur la voie menant au plus noir des enfers. L'homme devra donc chercher à s'élever au contact de grandes âmes, car telle est la voie de la perfection.
VERSET 42
sa evedam jagad-dhata
bhagavan dharma-rupa-dhrk
pusnati sthapayan visvam
tiryan-nara-suradibhih
TRADUCTION
Après avoir créé l'univers, Dieu, la Personne Suprême, le soutien de tous, apparut en diverses manifestations afin de rappeler à Lui les êtres conditionnés de tout ordre -humains, créatures inférieures et
devas.
TENEUR ET PORTEE
Visnu, le Seigneur Suprême, Se manifeste au sein des diverses espèces afin de rappeler à Lui les êtres conditionnés, prisonniers de l'illusion. Il n'apprait donc pas seulement parmi les êtres humains: parfois même, Il emprunte une forme de poisson, de porc, d'arbre, et bien d'autres encore, mais les êtres de moindre intelligence qui n'ont nulle connaissance de Sa Personne Le dénigrent même lorsqu'Il évolue parmi les hommes sous des traits humains. C'est ce qu'affirme le Seigneur dans la Bhagavad-gita (IX.11):
avajananti mam mudha
manusim tanum asritam
param bhavam ajananto
mama bhuta-mahesvaram
Comme cela fut expliqué aux versets précédents, la Forme du Seigneur ne saurait être en aucun cas une manifestation de l'énergie matérielle; le Seigneur conserve à jamais Sa position spirituelle et absolue. Il représente la Forme éternelle du savoir et de la félicité, et Sa volonté toute-puissante s'accomplit par le truchement de Ses différentes énergies. Aussi, aucun de Ses Actes ne saurait L'assujettir, car Il transcende toutes les conceptions de l'action et de ses suites. Et même lorsqu'Il apparaît aux yeux de tous en cet univers, Son avènement ne relève que de Son énergie interne, car Il Se situe au-delà de tout concept, bon ou mauvais, de ce monde matériel. Le poisson et le sanglier sont considérés inférieurs à l'homme, mais lorsque le Seigneur emprunte une forme semblable, Il demeure au-delà de toute conception matérielle. C'est de par Sa miséricorde sans cause qu'Il apparaît au sein de chaque espèce, et jamais on ne doit Le considérer comme un être conditionné. Le Seigneur Suprême transcende les notions relatives de bon et de mauvais, de supérieur et d'inférieur, d'important et d'insignifiant, lesquelles relèvent toutes de l'énergie matérielle. Jamais la nature spirituelle et absolue du Seigneur, ou param bhavam, ne doit être tenue pour matérielle. N'oublions donc jamais que le Seigneur tout-puissant jouit toujours des mêmes pouvoirs, et qu'Il ne perd rien de Sa puissance lorsqu'Il emprunte une forme animale; ainsi n'existe-t-il aucune différence entre Sri Rama ou Sri Krsna et l'avatara-Poisson ou l'avatara-Sanglier. Le Seigneur est omniprésent, et Il Se trouve simultanément par toute Sa création dans Son aspect personnel, localisé. Néanmoins, les insensés qui ignorent la nature absolue du Seigneur, ou param bhavam, ne peuvent comprendre avec leur pauvre fonds de connaissance comment Il peut apparaître sous la forme d'un homme ou d'un poisson. Chacun, il est vrai, voit selon ses propres normes de connaissance, ce qu'illustre l'histoire de la grenouille qui voulait évaluer l'étendue de la mer par rapport à son puits. Cet animal n'était pas même capable de concevoir ce que représente la mer, mais lorsqu'on lui décrivit l'immensité de l'océan, la grenouille estima que celui-ci devait être légèrement plus grand que son puits. Pareillement, privé de la science spirituelle permettant de connaître le Seigneur, l'insensé aura du mal à comprendre comment Sri Visnu Se manifeste au sein de chaque espèce, tout en demeurant au niveau spirituel et absolu.
VERSET 43
tatah kalagni-rudratma
yat srstam idam atmanah
sanniyacchati tat kale
ghananikam ivanilah
TRADUCTION
Puis, à la fin des temps, le Seigneur en personne, en la forme de Rudra, le destructeur des mondes, anéantira la création tout entière, comme le vent dissipe les nuages.
TENEUR ET PORTEE
Ce verset compare fort justement aux nuages la création du cosmos. En effet, lorsque les nuages sont dissipés, ils n'en continuent pas moins d'exister, mais à l'état non manifesté. Pareillement, la création entière est l'oeuvre de Dieu, la Personne Suprême, dans Sa Forme de Brahma; Il la soutient dans Sa Forme de Visnu et la détruit dans Sa Forme de Rudra ou Siva. Création, soutien et destruction s'accomplissent ainsi en temps voulu, et la Bhagavad-gita (VIII.19-20) en donne une merveilleuse description:
bhuta-gramah sa evayam
bhutva bhutva praliyate
ratry-agame vasah partha
prabhavaty ahar-agame
paras tasmat tu bhavo nyo
vyakto vyaktat sanatanah
yah sa sarvesu bhutesu
nasyatsu na vinasyati
Telle est l'évolution naturelle du monde matériel: après sa création, parfaite en tous points, l'univers se développe très harmonieusement et demeure ainsi d'innombrables années (une durée que ne sauraient pas même estimer les plus grands mathématiciens); mais quand vient la nuit de Brahma, il est alors irrémédiablement détruit. Quand s'achève cette nuit, la création est alors de nouveau manifestée, suivie d'une nouvelle phase de stabilité puis de destruction. L'âme conditionnée qui, dans son manque de perspicacité, considère ce monde temporaire comme sa demeure permanente, se doit de comprendre avec intelligence la raison d'être de ce cycle de créations et de destructions. Ceux qui s'attachent aux fruits de leurs actes en ce monde se montrent très enthousiastes à créer de gigantesques résidences, de grandes entreprises, d'énormes puissances industrielles et autres projets de grande envergure en utilisant l'énergie et les matériaux fournis par le Seigneur Suprême à travers la nature matérielle. A partir de ces éléments et au prix d'une précieuse énergie, l'âme conditionnée donne forme à ses desseins, satisfait ses lubies, mais doit finalement abandonner contre son gré tout ce qu'elle entreprit pour commencer une autre existence où se répétera le même cycle. Pour donner un espoir à ces êtres insensés qui gaspillent leur énergie en ce monde éphémère, le Seigneur révèle qu'il existe un autre monde, éternel lui, et qui n'est pas sujet à un cycle de création et de destruction; Il précise également qu'il est donné à l'âme conditionnée de comprendre comment elle devrait agir et utiliser sa précieuse existence. Au lieu de gaspiller son énergie à manipuler la matière, laquelle par la volonté suprême, est vouée à une destruction irrémédiable, l'âme conditionnée devrait employer son énergie à servir le Seigneur avec amour, afin de pouvoir accéder à cet autre monde qui ne connaît ni naissance ni mort, ni création ni destruction, mais offre une existence éternelle, toute de connaissance et de félicité. Ainsi la création est-elle temporairement manifestée puis détruite à seule fin d'instruire l'être conditionné qui demeure attaché à l'éphémère. Elle est donc également destinée à lui permettre d'atteindre à la réalisation spirituelle, alors que les êtres attachés aux fruits de leurs actes voient dans la recherche du plaisir des sens le but premier de leur existence.
VERSET 44
ittham-bhavena kathito
bhagavan bhagavattamah
nettham-bhavena hi param
drastum arhanti surayah
TRADUCTION
Les grands spiritualistes dépeignent ainsi les Actes de Dieu, la Personne Suprême, mais les purs dévots du Seigneur, eux, se voient accorder de réaliser la Transcendance sous un jour plus glorieux encore, qui éclipse ces aspects.
TENEUR ET PORTEE
Le Seigneur n'est pas seulement le créateur et le destructeur des manifestations matérielles de Ses diverses énergies. Sa grandeur ne se limite pas à ce simple aspect de Sa Personne car Il existe également sous Son aspect de félicité, ou ananda. Cette nature ananda du Seigneur, seuls peuvent la comprendre Ses purs dévots et nul autre. Les impersonnalistes se contentent de réaliser l'omniprésence du Seigneur, ce qui correspond à la réalisation du brahman. Supérieurs aux impersonnalistes, les yogis voient apparaître en leur coeur la manifestation partielle du Seigneur dite Paramatma. Mais les purs bhaktas, unis au Seigneur par le service d'amour qu'ils Lui offrent, participent directement à Sa puissance de félicité (ananda). Le Seigneur, avec Ses compagnons, vit à jamais sur les éternelles planètes Vaikunthas, Sa demeure, où Il goûte le service d'amour que Lui offrent Ses purs dévots à travers une variété de relations spirituelles. Lorsque est manifestée la création, les purs bhaktas entament alors la pratique du service de dévotion offert au Seigneur et tirent pleinement parti de la manifestation matérielle en se qualifiant pour accéder au royaume de Dieu; ce que confirme la Bhagavad-gita (XVIII.55):
bhaktya mam abhijanati
yavan yas casmi tattvatah
tato mam tattvato jnatva
visate tad-anantaram
Celui qui s'élève jusqu'au pur service de dévotion peut en vérité connaître le Seigneur tel qu'Il est; il sera alors instruit dans l'art de Le servir avec une dévotion pure et se verra accorder de goûter Sa compagnie à travers des échanges variés. La planète Goloka Vrndavana devient alors le théâtre des plus glorieux échanges d'amour entre le Seigneur et Ses dévots; là, Sri Krsna épanche Sa joie en compagnie des gopis et de Ses animaux favoris, les vaches surabhis. La Brahma-samhita, que le Seigneur Caitanya tient pour l'Ecrit faisant autorité à cet égard, décrit parfaitement cette demeure spirituelle et absolue, la terre de Krsna.
VERSET 45
nasya karmani janmadau
parasyanuvidhiyate
kartrtva-pratisedhartham
mayayaropitam hi tat
TRADUCTION
Le Seigneur n'intervient pas directement dans la création et la destruction du monde matériel. Lorsque les
Vedas Lui attribuent ce rôle, c'est afin de combattre la théorie voulant que la nature matérielle se soit faite elle-même l'agent créateur.
TENEUR ET PORTEE
Citons ici la version védique relative à la création, au soutien et à la destruction: yato va imani bhutani jayante / yena jatani jivanti / yat prayanty abhisamvisanti, tout est créé puis maintenu par le brahman, et après la destruction, tout repose à nouveau dans le brahman. Les bas matérialistes qui n'ont aucune connaissance du brahman, du Paramatma ou de Bhagavan tiennent la nature matérielle pour la cause ultime de toutes les manifestations de ce monde, et il en va de même pour les hommes de science d'aujourd'hui. Pourtant, tous les Ecrits védiques récusent cette théorie. La philosophie vedanta indique que le brahman représente l'origine de la création, du soutien et de la destruction, ce qu'affirme dès le début le Srimad-Bhagavatam, le commentaire naturel de la philosophie vedanta: janmady asya yato nvayad itaratas carthesv abhijnah svarat.
La matière inerte représente certes une énergie douée d'un potentiel d'interaction, mais elle ne jouit par elle-même d'aucun pouvoir d'action. Aussi le Srimad-Bhagavatam complète-t-il l'aphorisme janmady asya par les mots abhijnah et svarat, indiquant par là que le Brahman Suprême ne saurait être constitué de matière inerte, mais qu'Il S'identifie plutôt à la conscience suprême et qu'Il Se suffit à Lui-même. La matière inerte ne peut donc être la cause de la création, du soutien et de la destruction de l'univers. Superficiellement, la nature matérielle semble être la cause de ces trois phases évolutives, mais en réalité, c'est l'être conscient suprême, Dieu en personne, qui la fait s'animer pour que se manifeste l'oeuvre de création. Le Seigneur est donc le véritable artisan de toute création, soutien et destruction, ce que confirme d'ailleurs la Bhagavad-gita (IX.10):
mayadhyaksena prakrtih
suyate sa-caracaram
hetunanena kaunteya
jagad viparivartate
La nature matérielle agit sous la direction du Seigneur (adhyaksena) car elle représente l'une de Ses énergies. Mais ce n'est que lorsque le Seigneur pose sur elle Son regard absolu que la nature matérielle s'anime, tout comme une mère ne peut mettre au monde son enfant qu'après avoir été fécondée par le père. Si l'ignorant croit que l'enfant est conçu par la mère, l'homme sensé, lui, sait bien que le père est le véritable procréateur. Pareillement, la nature matérielle n'engendre les manifestations mobiles et immobiles de ce monde qu'après avoir été fécondée par le père suprême, et ne jouit d'aucun pouvoir par elle-même. On assimile la théorie voulant que la nature matérielle soit la cause de la création, du soutien et de la destruction de l'univers à "la-logique-des-mamelles-qui-pendent-au-cou-des-chèvres". Comme le rapporte Sa Divine Grâce Sri Srimad Bhaktisiddhanta Sarasvati Gosvami Maharaja, le Caitanya-caritamrta de Srila Krsnadasa Kaviraja Gosvami décrit comme suit cet argument de l'aja-gala-stana-nyaya: "En tant que cause matérielle, la nature matérielle est qualifiée de pradhana, et de maya en tant que cause efficiente. Mais, puisqu'il ne s'agit que de matière inerte, elle ne saurait être la cause ultime de la création." Krsnadasa Kaviraja Gosvami écrit lui-même:
ataeva krsna mula-jagat-karana
prakrti--karana yaiche aja-gala-stana
(C.c.,
Adi 5.61)
Karanarnavaasayi Visnu est une émanation plénière de Krsna, et c'est Lui qui fait s'animer la matière en l'électrisant. Si l'on utilise ici l'exemple de l'électrisation c'est qu'il s'applique fort bien au phénomène qui nous intéresse, tout comme celui d'une barre de fer portée au rouge au contact du feu qui, sans être elle-même le feu, agira néanmoins comme tel. Ainsi, la matière que l'on compare à cette barre de fer se voit électrisée, ou portée au rouge, par le regard ou l'intervention de la conscience suprême de Visnu. Ce n'est que par cette électrisation que l'énergie matérielle peut engendrer diverses réactions en chaîne. La matière inerte n'est donc pas la cause efficiente de la manifestation cosmique, non plus que sa cause matérielle. Sri Kapiladeva précise à ce propos:
yatholmukad visphulingad
dhumad vapi sva-sambhavat
apy atmatvenabhimatad
yathagnih prthag ulmukat
(S.B.,3.28.40)
Le feu en lui-même s'identifie tout à la fois au feu originel, aux flammes, aux étincelles et à la fumée: tous ces éléments participent d'une même unité. Néanmoins, il existe une différence entre le feu originel et les flammes, lesquelles se distinguent également des étincelles, elles-mêmes différentes de la fumée. La nature intrinsèque du feu se retrouve en toutes ses manifestations, bien que chacune d'elles possède son identité propre. On compare ici la manifestation cosmique à la fumée, car lorsque celle-ci s'élève dans les airs, elle modèle d'innombrables formes ressemblant à de nombreuses manifestations existantes ou inconnues. Quant aux étincelles et aux flammes, elles correspondent respectivement aux êtres distincts et à la nature matérielle (pradhana). Il faut donc bien comprendre que chacune de ces manifestations n'a d'existence tangible que par l'action du feu originel, qui constitue le principe actif de chacune d'entre elles. Ainsi, la nature matérielle, la manifestation cosmique et les êtres distincts ne sont-ils que diverses énergies du Seigneur, ici comparés au feu. Ceux qui tiennent la nature matérielle (ou prakrti, la cause de la création selon la philosophie sankhya) pour la cause originelle de la manifestation cosmique se trouvent donc dans l'erreur. La nature matérielle ne saurait avoir d'existence séparée du Seigneur et ceux qui ne reconnaissent pas en Lui la Cause de toutes les causes sont comparables à ceux qui adoptent la démarche de l'aja-gala-stana-nyaya, laquelle consiste à vouloir traire les appendices charnus qui pendent au cou des chèvres en les prenant pour de véritables mamelles... Seul un insensé s'imaginera que ces "mamelles" puissent sécréter du lait.