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SRIMAD-BHAGAVATAM
CHANT 2 CHAPITRE 7 Description des avataras
prévus pour différents âges et de leur mission respective.
nantam vidamy aham ami munayo gra-jas te
maya-balasya purusasya kuto vara ye gayan gunan dasa-satanana adi-devah seso dhunapi samavasyati nasya param
Le Seigneur Suprême et Tout-puissant dispose de trois énergies principales -interne, externe et marginale- qui, à leur tour, se déploient à l'infini. Nul ne pourra donc jamais évaluer l'étendue de ces puissances puisque même le Seigneur en personne, sous la forme de Sesa, ne peut les estimer, Lui qui, pourtant, décrit sans cesse les gloires du Seigneur depuis toujours, de ses mille bouches.
yesam sa esa bhagavan dayayed anantah
sarvatmanasrita-pado yadi nirvyalikam te dustaram atitaranti ca deva-mayam naisam mamaham iti dhih sva-srgala-bhaksye
Les purs bhaktas connaissent les gloires du Seigneur, en ce qu'ils peuvent percevoir Sa grandeur ainsi que l'extraordinaire déploiement de Ses diverses énergies. Ceux, toutefois, qui demeurent attachés au corps périssable ne sauraient guère avoir accès à la science du Divin. En effet, le monde matérialiste, qui repose sur l'identification du soi au corps matériel, ignore tout de la science de Dieu. Ainsi, le matérialiste consacre-t-il toute son énergie au bien-être du corps matériel -le sien, celui de ses enfants, de ceux qui l'entourent, de ses compatriotes... Il doit donc concevoir pour cela de nombreuses formes d'activités philanthropiques à un niveau politique, national et international; mais toutes s'inscrivent dans l'illusion qui consiste à confondre le corps matériel avec le soi véritable, l'âme spirituelle. Et certes, à moins d'être libéré de ce faux concept relatif au corps et à l'âme, il ne saurait être question de connaissance du Divin, et en l'absence d'un tel savoir, tout le progrès d'une civilisation matérialiste, malgré son éclat, n'en demeure pas moins un échec.
vedaham anga paramasya hi yoga-mayam
yuyam bhavas ca bhagavan atha daitya-varyah patni manoh sa ca manus ca tad-atmajas ca pracinabarhir rbhur anga uta dhruvas ca
iksvakur aila-mucukunda-videha-gadhi-
saubhary-utanka-sibi-devala-pippalada-
Tous les grands dévots du Seigneur que mentionne notre verset, ceux qui ont fait la gloire des temps passés, ceux d'aujourd'hui et même ceux qui viendront dans le futur, tous sont instruits des diverses puissances du Seigneur, celles de Son Nom, de Ses Attributs, de Ses Divertissements, de Son Entourage et de tout ce qui touche à Sa Personne. Et d'où leur vient ce savoir? Certes pas de la spéculation intellectuelle ni d'une recherche effectuée à l'aide de moyens de connaissance limités (soit par le truchement des sens ou d'instruments matériels comme les microscopes et les télescopes), lesquels ne nous permettent pas même de connaître parfaitement les puissances matérielles du Seigneur telles qu'elles se manifestent sous nos yeux. Il existe, par exemple, des millions et des milliards de planètes qui échappent à l'observation de nos savants. Pourtant, il ne s'agit là que de simples manifestations de l'énergie matérielle du Seigneur. Comment les savants pourront-ils donc cultiver leur connaissance de la puissance spirituelle du Seigneur à travers leurs recherches matérielles? Ceux qui s'adonnent à la spéculation intellectuelle, à force de "si" et de "peut-être", ne peuvent en rien contribuer au progrès de la connaissance véritable. En désespoir de cause, ils finiront tout simplement par écarter la question et déclareront que Dieu n'existe pas. Un être intelligent cessera donc d'élucubrer sur des sujets beaucoup trop élevés pour son cerveau dérisoire et voudra plutôt apprendre à s'abandonner au Seigneur Suprême, lequel peut seul guider l'être jusqu'au savoir véritable. Comme l'expliquent clairement les Upanisads, il ne suffit pas de fournir un dur labeur ou de se creuser l'esprit, ni de s'adonner à quelque spéculation intellectuelle, ni de jouer sur les mots, car ce n'est pas ainsi qu'il nous sera donné de connaître Dieu, la Personne Suprême. Seul y accède celui qui, sans réserve, s'abandonne au Seigneur. Brahmaji, le plus grand d'entre les êtres mortels, reconnaît ici cette vérité. Il faut donc cesser de gaspiller son énergie à suivre vainement la voie de la connaissance expérimentale. S'abandonner au Seigneur et reconnaître l'autorité des personnalités mentionnées dans ce verset, voilà qui confère le véritable savoir. Le Seigneur est sans limites, et de par Sa puissance yoga-maya, Il aide l'âme soumise à Le connaître selon son abandon.
Hare Krishna Hare Krishna Krishna Krishna Hare Hare Hare Rama Hare Rama Rama Rama Hare Hare |