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SRIMAD-BHAGAVATAM
CHANT 4 CHAPITRE 1 La descendance des
filles de Manu.
vidura uvaca
atrer grhe sura-sresthah sthity-utpatty-anta-hetavah kincic cikirsavo jata etad akhyahi me guro
O mon cher maître, pour quelle raison Brahma, Visnu et Siva, ces trois divinités qui, respectivement, créent, soutiennent et détruisent toute la création, naquirent-ils de la femme d'Atri Muni?
Les questions posées par Vidura étaient parfaitement justifiées, car il comprenait que lorsque l'Ame Suprême, Brahma et Siva étaient tous trois apparus du sein d'Anasuya, la femme d'Atri Muni, ceci répondait, à n'en pas douter, à quelque dessein de grande importance. Sinon, pourquoi se seraient-ils manifestés de la sorte?
maitreya uvaca
brahmana coditah srstav atrir brahma-vidam varah saha patnya yayav rksam kuladrim tapasi sthitah
Lorsque Brahma eut ordonné à Atri Muni d'engendrer des générations d'êtres vivants après son mariage avec Anasuya, les deux époux se rendirent dans la vallée qui s'étendait au pied du mont Rksa afin de se livrer à de rudes austérités.
tasmin prasuna-stabaka-
palasasoka-kanane varbhih sravadbhir udghuste nirvindhyayah samantatah
pranayamena samyamya
mano varsa-satam munih atisthad eka-padena nirdvandvo nila-bhojanah
saranam tam prapadye ham
ya eva jagad-isvarah prajam atma-samam mahyam prayacchatv iti cintayan
Il ressort de ce verset que le sage Atri Muni n'avait pas du Seigneur Suprême une idée bien définie. De toute évidence, il devait connaître l'enseignement védique selon lequel Dieu, la Personne Suprême, est le créateur de l'univers, la source de toute chose, Celui qui maintient cette création et en qui elle se résorbe entièrement après sa dissolution. Yato va imani bhutani.(1) Aussi Atri Muni concentra-t-il ses pensées sur le Seigneur tel que Ce dernier Se révèle à travers les mantras védiques: ignorant jusqu'à Son Nom, il L'implora simplement de lui accorder un enfant qui Lui fut égal en tous points. La Bhagavad-gita décrit également cette forme de service dévotionnel où la connaissance du Nom de Dieu fait défaut: le Seigneur y enseigne que quatre ordres d'hommes au passé riche en actes pieux s'adressent à Lui afin de voir leurs désirs comblés. Atri Muni souhaitait obtenir un fils parfaitement identique au Seigneur; il ne saurait donc être compté parmi les purs bhaktas puisqu'il avait un désir à satisfaire et que celui-ci était d'ordre matériel. En effet, il n'aspirait pas à avoir Dieu Lui-même pour fils, mais seulement un enfant qui soit exactement comme Lui. S'il avait nourri le désir d'avoir le Seigneur Suprême pour enfant, il se serait alors montré pur de tout désir matériel, car il aurait aspiré à la Vérité Suprême et Absolue; mais, parce qu'il désirait un enfant semblable au Seigneur, son désir était de nature matérielle. Aussi, Atri Muni ne saurait être compté parmi les purs dévots du Seigneur. (1) Taittiriya Upanisad, 3.1.1
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