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SRIMAD-BHAGAVATAM
CHANT 4 CHAPITRE 2 Daksa maudit Siva.
ya etan martyam uddisya
bhagavaty apratidruhi druhyaty ajnah prthag-drstis tattvato vimukho bhavet
Selon la première malédiction de Nandisvara, quiconque avait pris le parti de Daksa ne pouvait que s'identifier aveuglément au corps et se verrait nécessairement privé de savoir spirituel puisque Daksa lui-même en était dépourvu. Selon Nandisvara, donc, Daksa, comme tout matérialiste, s'identifiait à son corps et, en tant que tel, s'efforçait de lui procurer toutes sortes de plaisirs. Il nourrissait un attachement excessif pour le corps et tout ce qui s'y rattache —la femme, les enfants, le foyer et les autres objets d'affection matérielle— qui ont tous en commun d'être étrangers à l'âme. Aussi Nandisvara condamna-t-il quiconque avait apporté son soutien à Daksa à être dépossédé du savoir spirituel lié à l'âme aussi bien que de la connaissance de Dieu, la Personne Suprême.
grhesu kuta-dharmesu
sakto gramya-sukhecchaya karma-tantram vitanute veda-vada-vipanna-dhih
Les êtres qui conçoivent l'existence sur un plan corporel sont attachés aux actes intéressés que décrivent les Textes védiques. Les Vedas enseignent, par exemple, que celui qui observe le voeu du caturmasya connaîtra un bonheur sans fin dans le royaume édénique. Or, la Bhagavad-gita précise que ce langage fleuri des Vedas attire surtout les êtres qui s'identifient au corps. Pour eux, le bonheur que peut leur offrir le royaume édénique représente l'ultime perfection; ils ignorent qu'au-delà des planètes célestes se trouve le monde spirituel, le royaume de Dieu, et que l'on peut atteindre ce royaume. Ils se trouvent ainsi privés de savoir spirituel. Ces hommes observent scrupuleusement les règles et les principes de la vie de famille en vue de renaître sur la Lune ou quelque autre planète édénique. Ce verset explique qu'ils sont attachés au bonheur matériel, ou gramya-sukha, et qu'ils n'ont aucune connaissance de l'existence spirituelle, éternelle et toute de félicité.
buddhya parabhidhyayinya
vismrtatma-gatih pasuh stri-kamah so stv atitaram dakso basta-mukho cirat
vidya-buddhir avidyayam
karmamayyam asau jadah samsarantv iha ye camum anu sarvavamaninam
Les trois malédictions rapportées dans les derniers versets condamnent ceux qu'elles frappent à devenir aussi insensibles que la pierre, à être privés de connaissance spirituelle et préoccupés d'éducation matérialiste, laquelle est synonyme d'ignorance. Après avoir proféré ces malédictions, Nandisvara en prononça une autre contre les brahmanas, aux termes de laquelle ils demeureraient prisonniers du cycle des morts et des renaissances pour avoir apporté leur soutien à Daksa lorsqu'il avait blasphémé contre Siva.
girah srutayah puspinya
madhu-gandhena bhurina mathna conmathitatmanah sammuhyantu hara-dvisah
Les enseignements védiques promettant l'accès aux planètes supérieures pour y mieux jouir de l'existence matérielle sont assimilés à un langage fleuri. En effet, s'il est vrai que des fleurs émane un certain parfum, ce dernier ne dure toutefois que peu de temps, et le miel qu'elles contiennent n'est pas éternel.
Hare Krishna Hare Krishna Krishna Krishna Hare Hare Hare Rama Hare Rama Rama Rama Hare Hare |