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SRIMAD-BHAGAVATAM
CHANT 4 CHAPITRE 6 Brahma invoque
la clémence de Siva.
jivatad yajamano yam
prapadyetaksini bhagah bhrgoh smasruni rohantu pusno dantas ca purvavat
devanam bhagna-gatranam
rtvijam cayudhasmabhih bhavatanugrhitanam asu manyo stv anaturam
esa te rudra bhago stu
yad-ucchisto dhvarasya vai yajnas te rudra bhagena kalpatam adya yajna-han
Un sacrifice est une cérémonie par quoi on cherche à plaire à Dieu, la Personne Suprême. Le Srimad-Bhagavatam enseigne au deuxième chapitre du premier Chant que tout homme doit chercher à savoir si Dieu est satisfait de ses actes. En d'autres termes, tous nos actes devraient concourir à la satisfaction du Seigneur. Tout comme il est du devoir de celui qui travaille dans un bureau ou dans une entreprise de s'appliquer à satisfaire le directeur ou le propriétaire, chacun doit se préoccuper de savoir si Dieu, la Personne Suprême, est satisfait par ses actes. Les activités visant au plaisir du Seigneur sont prescrites dans les Ecritures védiques, et le fait de les exécuter constitue un yajna. En d'autres termes, on appelle yajna le fait d'agir pour la satisfaction du Seigneur Suprême. Sachons bien que tout acte accompli en dehors du yajna enchaîne son auteur à la matière. La Bhagavad-gita (III.9) enseigne à ce propos: yajnarthat karmano nyatra loko yam karma-bandhanah. Les mots karma-bandhanah signifient que si nous n'agissons pas pour la satisfaction du Seigneur Suprême, Visnu, nous serons alors enchaînés aux suites de nos actes. Il ne faut pas agir pour notre propre plaisir, mais pour celui de Dieu. Voilà ce que l'on entend par yajna. Daksa, ayant exécuté le yajna, tous les devas attendaient le prasada, la nourriture qui avait été offerte à Visnu. Siva, étant l'un des devas, comptait naturellement recevoir sa part de prasada du yajna. Mais, poussé par l'envie, Daksa ne l'invita pas à participer au yajna et ne lui donna pas non plus sa part après l'offrande. Aussi, après la destruction de l'arène sacrificielle par les hommes de Siva, Brahma alla invoquer la clémence de ce dernier, en lui assurant qu'il recevrait sa part de prasada. C'est ainsi qu'il lui fut demandé de réparer tous les dégâts qui avaient été occasionnés par ses protégés. La Bhagavad-gita (III.11) enseigne que tous les devas sont satisfaits lorsqu'on accomplit un yajna. En effet, les devas comptent sur le prasada de ces yajnas, d'où leur nécessité. Les matérialistes qui se livrent à des actes visant à la satisfaction des sens se doivent d'accomplir des yajnas, faute de quoi ils s'enchaînent aux suites de leurs actes. C'est la raison pour laquelle Daksa, étant le père de l'humanité, exécuta un yajna à l'issue duquel Siva comptait recevoir sa part. Celui-ci n'ayant pas été invité, les choses se gâtèrent, mais finalement, par l'entremise de Brahma, tout s'arrangea pour le mieux. Exécuter un yajna est une tâche des plus ardues, car il faut y inviter tous les devas. En cet âge de Kali, il n'est pas possible d'accomplir des sacrifices aussi coûteux, ni d'inviter les devas à y participer. Aussi les Ecritures indiquent-elles pour cet âge: yajnaih sankirtana-prayair yajanti hi sumedhasah.(1) Les hommes d'intelligence devraient comprendre qu'il est impossible d'accomplir les sacrifices védiques dans le kali-yuga. Pourtant, à moins de satisfaire les devas, il ne saurait y avoir de régularité dans le cours des saisons ou dans les pluies, car ce sont eux qui dirigent tous les phénomènes naturels. En cet âge, par conséquent, afin de maintenir la paix et la prospérité dans la société, tous les hommes intelligents devraient accomplir le sankirtana-yajna en chantant les Saints Noms du maha-mantra
Ainsi s'achèvent les enseignements de Bhaktivedanta sur le sixième chapitre du quatrième Chant du Srimad-Bhagavatam, intitulé: "Brahma invoque la clémence de Siva".
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