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SRIMAD-BHAGAVATAM
CHANT 4 CHAPITRE 6 Brahma invoque
la clémence de Siva.
yayos tat-snana-vibhrasta-
nava-kunkuma-pinjaram vitrso pi pibanty ambhah payayanto gaja gajih
tara-hema-maharatna-
vimana-sata-sankulam justam punyajana-stribhir yatha kham satadid-ghanam
Les aéronefs décrits dans ce verset n'ont rien de commun avec les avions dont nous avons l'expérience. Le Srimad-Bhagavatam ainsi que tous les Ecrits védiques offrent de nombreuses descriptions de ces vimanas, ou "aéronefs". En effet, les diverses planètes abritent différentes sortes d'aéronefs: sur cette planète peu évoluée qu'est la Terre, par exemple, on trouve des avions à moteur, mais sur d'autres planètes, ces appareils se déplacent par la force de mantras, et leurs hôtes célestes les utilisent pour faire des croisières qui les mènent d'une planète édénique à une autre. Quant aux habitants des planètes dites Siddhalokas, ils ont le pouvoir de voyager librement dans l'espace, sans de tels moyens de transport. Du fait qu'ils évoluent dans les cieux, les merveilleux aéronefs des planètes édéniques sont ici comparés au ciel, et leurs passagers, aux nuages. Quant aux ravissantes nymphes, les femmes des habitants des planètes édéniques, par analogie, elles deviennent des éclairs. Bref, les aéronefs qui emmenaient leurs passagers à Kailasa depuis les planètes supérieures offraient un spectacle des plus agréables.
hitva yaksesvara-purim
vanam saugandhikam ca tat drumaih kama-dughair hrdyam citra-malya-phala-cchadaih
Yaksesvara, également connu sous le nom de Kuvera, est le trésorier des devas, et les Ecritures védiques nous révèlent qu'il possède des richesses fabuleuses. D'après ces versets, Kailasa se trouverait non loin du lieu où habite Kuvera. Ce passage mentionne également que la forêt regorgeait d'arbres-à-souhaits. La Brahma-samhita nous révèle qu'il existe d'innombrables arbres-à-souhaits dans le monde spirituel, et en particulier à Krsnaloka, la demeure de Sri Krsna. Or, nous apprenons ici que, par la grâce de Krsna, on trouve également des arbres-à-souhaits à Kailasa, la demeure de Siva. Ceci nous fait comprendre le caractère unique de Kailasa, qui est presque comparable au royaume de Sri Krsna.
rakta-kantha-khaganika-
svara-mandita-satpadam kalahamsa-kula-prestham kharadanda-jalasayam
Les divers lacs qui parsemaient la forêt rehaussaient encore sa beauté. Ce passage dépeint comment ces lacs étaient ornés de fleurs de lotus et agrémentés par la présence de cygnes jouant sur les eaux et dont le chant se mêlait au gazouillis des oiseaux ainsi qu'au bourdonnement des abeilles. Toutes ces descriptions nous donnent un aperçu de la beauté de ces lieux, et nous permettent de comprendre à quel point les devas apprécièrent la traversée de cette région. Il existe sur cette Terre un grand nombre de sites merveilleux et de promenades créés par l'homme, mais rien de tout cela ne peut surpasser la beauté de Kailasa, telle que la décrivent ces versets.
vana-kunjara-sanghrsta-
haricandana-vayuna adhi punyajana-strinam muhur unmathayan manah
Chaque fois que des matérialistes se trouvent dans une atmosphère agréable, ils sont aussitôt troublés par des désirs sexuels. Cette tendance existe partout dans l'univers matériel, non seulement sur terre, mais également dans les systèmes planétaires supérieurs. En revanche, les descriptions du monde spirituel nous révèlent que l'atmosphère qui y règne exerce sur les êtres une influence tout à fait opposée. En effet, les femmes y sont des milliers de fois plus belles qu'ici-bas et l'atmosphère y est également infiniment plus plaisante; cependant, malgré cette ambiance agréable, les habitants des planètes Vaikunthas du monde spirituel demeurent impassibles, car leur mental pur est tellement absorbé dans le chant spirituel des gloires du Seigneur qu'ils goûtent un plaisir supérieur à tout autre, même à la jouissance sexuelle, le plus haut plaisir qui soit en cet univers matériel. En d'autres termes, rien, dans le monde Vaikuntha, n'incite au plaisir sexuel, et ce, en dépit des conditions d'existence et de l'atmosphère infiniment supérieures. La Bhagavad-gita (II.59) le confirme d'ailleurs en ces termes: param drstva nirvartate.(1) Les habitants y mènent une vie spirituelle si lumineuse qu'elle éclipse complètement la vie sexuelle. (1) "Même à l'écart des plaisirs matériels, l'âme incarnée peut encore éprouver quelque désir pour eux. Mais qu'elle goûte une joie supérieure, et elle perdra ce désir, pour demeurer dans la conscience spirituelle."
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