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SRIMAD-BHAGAVATAM
CHANT 4 CHAPITRE 8 Dhruva Maharaja quitte
son foyer et gagne la forêt.
na vatsa nrpater dhisnyam
bhavan arodhum arhati na grhito maya yat tvam kuksav api nrpatmajah
"Mon cher enfant, tu ne mérites pas de t'asseoir sur le trône ou sur les genoux du roi. Bien que tu sois son fils, tu n'es pas digne de t'asseoir sur les genoux du roi, car tu n'es pas né de mon sein.
Faisant en cela preuve d'un grand orgueil, la reine Suruci fit savoir à Dhruva Maharaja que le simple fait d'être le fils du roi ne le rendait pas pour autant digne de s'asseoir sur ses genoux ou sur le trône. Pour jouir de ce privilège, il fallait être né de son sein. En d'autres termes, elle fit comprendre indirectement à Dhruva Maharaja que, bien qu'il fût de sang royal, il était considéré comme un fils illégitime, du fait qu'il avait été mis au monde par l'autre reine.
balo si bata natmanam
anya-stri-garbha-sambhrtam nunam veda bhavan yasya durlabhe rthe manorathah
Dhruva Maharaja éprouvait une affection toute naturelle pour son père; ce petit enfant ne savait pas qu'il existait une distinction entre ses deux mères. Mais la reine Suruci le lui fit sentir tout en lui expliquant qu'il ne pouvait pas la comprendre, car il n'était qu'un enfant. Il s'agit là d'une autre manifestation de l'orgueil de la reine Suruci.
tapasaradhya purusam
tasyaivanugrahena me garbhe tvam sadhayatmanam yadicchasi nrpasanam
Suruci était animée d'une telle envie à l'égard de Dhruva Maharaja qu'elle lui demanda indirectement de changer de corps. Selon elle, il devait tout d'abord mourir, puis revêtir un nouveau corps en son sein; ce ne serait qu'alors qu'il serait possible pour Dhruva Maharaja d'accéder au trône de son père.
maitreya uvaca
matuh sapatnyah sa durukti-viddhah svasan rusa danda-hato yathahih hitva misantam pitaram sanna-vacam jagama matuh prarudan sakasam
O Vidura, atteint par les mots blessants de sa belle-mère, Dhruva Maharaja se mit à respirer bruyamment sous l'effet d'une colère intense, tout comme un serpent qui a reçu un coup de bâton. Devant le silence de son père qui n'éleva aucune protestation, il quitta le palais sur-le-champ et s'en alla trouver sa mère.
tam nihsvasantam sphuritadharostham
sunitir utsanga uduhya balam nisamya tat-paura-mukhan nitantam sa vivyathe yad gaditam sapatnya
Hare Krishna Hare Krishna Krishna Krishna Hare Hare Hare Rama Hare Rama Rama Rama Hare Hare |