(The Tea Party)

A thousand dreams within, within me softly burn
They burn the savage soul, that twisted what it learned
I feel this life slipping by, I can feel this life slipping by

Desire is a state, a state of hill repair
It’s ill prepared to cope, it’s ill prepared to care
I feel this life slipping by, I can feel this life slipping by

Time and time life’s left me only, feeling sick and feeling scared
Now my love is strong, my love is strong
I’ll go on and on and on and on

Mercy is the cry of the soul that stirred

Beneath the creeping vine, a flower tries to change
It tries to satisfy, it’s thirst without the rain
I feel this change coming on, I can feel this change coming on

Time and time life’s left me only, feeling sick and scared
Now my love is strong, my love is strong
I’ll go on and on and on and on

Mercy is the cry and it’s never heard

Love is all we have
Love is all we need

INTERZONE MANTRAS

"The Tea Party" est un groupe canadien qui connaît un très grand succès sur les scènes locales et internationales, et le chanteur Jeff Martin est un passionné de la philosophie, de musique et de la culture de l’Inde en général. Leurs disques sont toujours conscientisés face aux problèmes de la société et surtout du manque de spiritualité flagrant qui est la cause de ces nombreux problèmes. Leur dernier enregistrement, INTERZONE MANTRA, n’échappe pas à la règle et ils nous livrent ici quelques unes de leurs meilleures chansons dont MANTRA que nous regarderons de plus près aujourd’hui.

«Des milliers de rêves brûlent doucement en moi / ils brûlent l’âme rebelle qui change ce qu’elle a appris / Je sens cette vie qui m’échappe, je peux sentir cette vie qui s’échappe.» Quand l’âme prend un corps matériel, elle s’identifie à celui-ci et à tous ses corps subtils qui l’habitent tels le mental et l’égo. L’être inconscient de sa nature divine et spirituelle voit sa conscience recouverte du voile de l’illusion et se retrouve ainsi soumis aux innombrables rêves et aspirations qui le brûleront tant et aussi longtemps qu’ils ne seront pas réalisés. Préoccupé à essayer de satisfaire ses moindres envies, l’être oublie de nourrir son âme, comme dans la parabole dans laquelle le maître ne cesse de frotter la belle cage dorée mais oublie de nourrir l’oiseau qui y habite. En peu de temps, le pauvre oiseau meurt, affamé. Remarquez que le groupe précise dans ce premier couplet que « l’âme rebelle change ce qu’elle a appris» - on ne peut donc d’emblée reporter la faute à qui que ce soit, sauf à nous-mêmes, à notre volonté de tout contrôler, de devenir « calife à la place du calife » comme le voudrait bien Iznogoud, célèbre personnage de bandes-dessinées. Le premier désir de l’âme rebelle contrôlée par le mental, est de prouver à Dieu qu’elle saura s’en sortir toute seule. Ce qui nous rappelle aussi la parabole de l’enfant prodigue dans la Bible, et dans les enseignements de Bouddha quelques centaines d’années auparavant. L’enfant prodigue demande à son père de lui remettre son héritage tout de suite pour aller vivre sa vie. Il part donc à la découverte du monde et de ses plaisirs envoûtants. Mais après avoir dépensé tout son avoir à goûter les fruits de la luxure, l’enfant se retrouve vite démuni et ces mêmes plaisirs redeviennent désormais inaccessibles. Une fois satisfaits, ces désirs effacent toute trace de contentement et l’être redevient assoiffé, comme s’il n’avait jamais été rassasié.

«Le désir est un état, un état maladif / incapable de se débrouiller, incapable de se sentir concerné / Je sens cette vie qui m’échappe, je peux sentir cette vie qui s’échappe. » Les désirs du mental sont infinis. On dit qu’il est impossible d’échapper aux désirs. Et comme il est matériellement impossible de les combler tous, l’être vit dans un état de frustration constante. Aussitôt croît-il posséder l’objet de son désir, que celui-ci lui échappe, qui par la lassitude, qui par la perte ou le vol, qui par sa dégradation matérielle naturelle.

« Combien de fois la vie m’a-t-elle abandonné / malade et terrorisé / mais maintenant mon amour est fort / mon amour est fort / et je continuerai... / « pitié ! » crie l’âme qui s’agite ». L’être empiégé dans le tourbillon de ses désirs ne peut que se retrouver seul face à la vie car personne ne peut apaiser ce feu qui le consume. Il se retrouve donc démuni, faible et terrorisé devant ce gouffre d’impuissance, cet abîme d’insatisfaction. Jusqu’à ce qu’il éveille enfin sa conscience et qu’il reconnaisse que l’amour en lui est intact, immuable, infini, inconditionnel. C’est quand le cri de l’âme elle-même se fait entendre qu’il réalise sa position éternelle au-delà de ce corps matériel, de ce mental qui ne demande qu’à être utilisé à bon escient. Dans la Bhagavad-Gita, Krishna confie à son ami Arjuna que le mental est certes plus difficile à contrôler que le vent, mais qu’à celui qui l’apprivoise, il devient le meilleur des amis. Le mental, ô Krsna, est fuyant, fébrile, puissant et tenace ; le subjuguer me semble plus ardu que maîtriser le vent. (Chap.6.34) "De celui qui l'a maîtrisé, le mental est le meilleur ami; mais pour qui a échoué dans l'entreprise, il devient le pire ennemi. (Chap. 6.6)

« Pitié ! » crie-t-elle, mais on ne l’entend jamais »: hélas, très rares sont ceux qui prennent la peine de s’arrêter et d’écouter l’appel de leur âme. Et c’est souvent dans le malheur extrême que l’être se tait, qu’il cesse d’écouter un mental lui aussi épuisé, à bout de ressources, et qu’il perçoit enfin le chant de l’âme qui appelle sa conscience à l’éveil.

« Tout ce que nous avons, c’est l’amour / l’amour est tout ce que nous avons besoin » Et la source du véritable amour est en Dieu Lui-même, ou « Krishna » Son nom personnel qui Le décrit si bien: « l’Infiniment Fascinant ». Quand enfin l’âme s’éveille à sa nature originelle, elle retrouve son lien d’amour éternel avec l’Objet de son désir, le seul désir qui une fois réalisé peut satisfaire à jamais l’être vivant.

Sachant que le groupe The Tea Party s’intéresse à la philosophie de l’Inde, qu’ils ont lu la Bhagavad-Gita, il n’est pas surprenant que le titre de cette chanson soit MANTRA, car "mana" signifie mental et "tra", qui libère. Dans le mouvement pour la conscience de Krishna nous propageons le Maha-mantra: (littéralt: le grand mantra). Préconisé par le Seigneur Caitanya pour l'Age de Kali, il y a plus de 500 ans. Le chant du maha-mantra (hare krsna hare krsna krsna krsna hare hare hare rama hare rama rama rama hare hare) a le pouvoir non seulement de libérer l'être de ses tendances matérielles, mais aussi d'éveiller en lui l'extase de la vie spirituelle.

Écrit par Murari dasa
Recherche et conclusion par Aprakrita dasa

Hare Krishna Hare Krishna Krishna Krishna Hare Hare

Hare Rama Hare Rama Rama Rama Hare Hare