SRIMAD BHAGAVATAM - CHANT 7 CHAPITRE 9 VERSET 45

yan maithunadi-grhamedhi-sukham hi tuccham
kanduyanena karayor iva duhkha-duhkham
trpyanti neha krpana bahu-duhkha-bhajah
kandutivan manasijam visaheta dhirah

TRADUCTION

Les rapports charnels sont comparés au frottement de deux mains en vue de soulager une démangeaison. Les grhamedhis, ceux qui se disent grhasthas et qui sont dépourvus de toute connaissance spirituelle, croient que cette démangeaison correspond à la plus haute forme de plaisir, alors qu'en fait elle est source de souffrance. Les krpanas, les insensés qui sont tout le contraire des brahmanas, n'arrivent pas à trouver la satisfaction dans les plaisirs des sens répétés. Cependant, les dhiras, ces êtres sobres qui savent tolérer cette démangeaison, ne sont pas exposés aux souffrances qui affligent les êtres corrompus et dénués d'intelligence.

TENEUR ET PORTEE

Les matérialistes croient que l'assouvissement des désirs charnels représente le plus grand bonheur en ce monde, et c'est pourquoi ils font tant de plans en vue de satisfaire leurs sens, et plus particulièrement leurs organes génitaux. C'est généralement le cas partout, et plus particulièrement encore en Occident, où on donne toutes facilités pour assouvir les désirs charnels. Pourtant, tout cela n'a rendu personne heureux. Même les hippies, qui ont renoncé à tout le confort matériel de leurs pères et de leurs grands-pères, ne peuvent se priver des sensations fortes que leur procure la vie sexuelle. Notre verset qualifie d'avares (krpanas) ceux qui pensent ainsi. La vie humain représente un grand atout, car, en cette vie, on peut atteindre le but de l'existence. Malheureusement, par manque d'éducation et de culture, les gens deviennent la proie du bonheur trompeur que procure la vie sexuelle. C'est pourquoi Prahlada Maharaja recommande de ne pas se laisser fourvoyer par cette civilisation de plaisirs matériels, et tout particulièrement par la vie sexuelle. Il faut au contraire se montrer sobre, éviter la jouissance des sens et devenir conscient de Krsna. L'être concupiscent, ici comparé à un avare stupide, n'obtient jamais le bonheur par la satisfaction des sens. L'influence de la nature matérielle est très difficile à surmonter, mais comme l'enseigne Krsna dans la Bhagavad-gita (7.14): mam eva ye prapadyante, mayam etam taranti te -si l'on se soumet volontairement aux pieds pareils-au-lotus de Krsna, on peut très facilement être sauvé.

Considérant le bonheur médiocre que procure la vie sexuelle, Yamunacarya dit:

yadavadhi mama cetah krsna-padaravinde
nava-nava-rasa-dhamanudyata rantum asit
tadavadhi bata nari-sangame smaryamane
bhavati mukha-vikarah sustu nisthivanam ca

''Depuis que j'ai opté pour le pur service d'amour de Krsna, j'éprouve en lui une joie toujours nouvelle, et chaque fois qu'une pensée charnelle entre dans mon esprit, je crache dessus et mes lèvres grimacent de dégoût." Yamunacarya avait auparavant été un grand roi, et il avait joui des plaisirs charnels de bien des façons, mais s'étant par la suite voué au service du Seigneur il goûtait la félicité spirituelle et détestait penser à la vie sexuelle. Si des pensées lascives lui traversaient l'esprit, il crachait de dégoût.

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Souvenirs au métro Atwater

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