Contrairement à la doctrine matérialiste moderne qui fait de l'animal un être sans âme, la sagesse védique atteste que toute vie n'est possible que grâce à la présence de l'âme dans le corps.

Tout comme la lumière du soleil nous indique la présence du soleil, la conscience individuelle nous indique la présence de l'âme. L'âme, de nature spirituelle, est une particule infime. Eternelle, elle n'est pas créée au moment où le corps se forme, pas plus qu'elle ne meurt au moment où le corps périt. La conscience n'est donc pas le fruit spontané d'une quelconque combinaison de matière. Tant que l'âme est présente dans le corps, celui-ci est tout entier pénétré de conscience, de vie; mais dès qu'elle quitte le corps, la conscience disparaît avec elle.

Puisqu'une conscience individuelle anime tous les corps, humains ou animaux, l'âme est donc présente en chacun d'eux. On peut facilement constater un certain niveau de conscience chez les animaux. Comme nous, ils manifestent des émotions et agissent; ils sont souvent capables d'exploits matériels supérieurs à l'humain. La différence principale est qu'ils n'ont pas l'intelligence assez développée pour comprendre leur nature spirituelle. Ils sont comme des petits enfants, incapables de comprendre les enseignements supérieurs. Est-ce là une raison suffisante pour les tuer et les manger?

Le voyage de l'âme.

Les Védas expliquent que l'âme - appelée atma - peut habiter l'une ou l'autre des millions d'espèces de corps matériels. Les formes physiques varient dans leur complexité, en commençant par les microbes et les amibes, suivis des êtres aquatiques, des plantes, des insectes, des reptiles, des oiseaux et des bêtes, pour aboutir aux formes humaines. L'âme voyage continuellement à travers ces différents corps, au fil des naissances et des morts, pour finalement prendre conscience de sa nature spirituelle, au-delà de cette manifestation cosmique temporaire.

Evolution et régression.

Selon les Védas, l'âme qui habite une forme infra-humaine évolue automatiquement vers la prochaine espèce supérieure, jusqu'à ce qu'elle atteigne enfin la forme humaine. Mais en ce qui concerne l'être humain, celui-ci jouit de la liberté de choisir entre la matière et l'esprit, et il se peut qu'il glisse à nouveau vers des espèces inférieures. Les lois du karma sont ainsi conçues que si l'être humain vit et meurt animé d'une mentalité semblable à celle d'un animal, d'un chien par exemple, il pourra, dans sa vie suivante, satisfaire ses appétits canins à travers les sens et organes d'un chien. Un tel sort, déplorable en soi, guette définitivement la personne qui baigne dans l'ignorance. La Bhagavad-Gita (14.15) déclare à ce sujet: "Celui qui meurt sous l'emprise de l'ignorance renaît dans le monde des bêtes". L'âme qui emprunte un corps animal habitait peut-être jadis une forme humaine et vice versa. Ainsi opèrent les lois du karma.

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