SRIMAD BHAGAVATAM - CHANT 7 CHAPITRE 9 VERSET 43

naivodvije para duratyaya-vaitaranyas
tvad-virya-gayana-mahamrta-magna-cittah
soce tato vimukha-cetasa indriyartha-
maya-sukhaya bharam udvahato vimudhan

TRADUCTION

O Toi, le meilleur de tous les grands personnages, je ne redoute nullement l'existence matérielle, car où que je sois, je m'absorbe pleinement dans la pensée de Tes Gloires et de Tes Activités. Je me préoccupe seulement des pécheurs insensés qui échafaudent des projets compliqués en vue d'obtenir le bonheur matériel et d'entretenir leur famille, leur société et leur nation. C'est simplement par amour que je me fais du souci pour eux.

TENEUR ET PORTEE

Partout dans l'univers, tous les êtres font des plans toujours plus importants pour atténuer les souffrances de la vie en ce monde matériel, et cela vaut autant dans le présent que dans le passé et l'avenir. Néanmoins, bien qu'ils échafaudent des projets d'ordre politique, social et culturel, ce verset les considère tous comme des gens stupides (vimudhas). La Bhagavad-gita qualifie l'univers matériel de temporaire et de misérable (duhkhalayam asasvatam), mais ces insensés s'efforcent de le transformer en un lieu de bonheur (sukhalayam), ignorant que tout se passe selon les lois de la nature matérielle, qui agit à sa propre façon.

prakrteh kriyamanani
gunaih karmani sarvasah
ahankara-vimudhatma
kartaham iti manyate

"Sous l'influence des trois gunas, l'âme fourvoyée par le faux ego croit être l'auteur de ses actes, qui sont en réalité accomplis par la nature." (B.g.,3.27)

La nature matérielle, personnellement connue sous le nom de Durga, a pour dessein de punir les asuras. Bien que les asuras -les athées démoniaques- luttent pour vivre en ce monde, ils sont directement attaqués par la déesse Durga, dont les dix mains sont bien équipées de diverses armes destinées à les châtier. Elle est portée par un lion, qui représente la passion et l'ignorance. Chaque être lutte âprement, aux prises avec la passion et l'ignorance, afin de vaincre la nature matérielle; toutefois, en fin de compte, tous sont vaincus par les lois de la nature.

Il existe une rivière du nom de Vaitarani, qui sépare l'univers matériel du monde spirituel, et il faut la franchir pour atteindre l'autre côté, le monde spirituel. C'est là une tâche extrêmement difficile. Le Seigneur enseigne en effet dans la Bhagavad-gita (7.14): daivi hy esa gunamayi mama maya duratyaya -"L'énergie que constituent les trois gunas, cette énergie divine qui M'appartient est difficile à surmonter." Le même mot, duratyaya, signifiant "très difficile", est utilisé ici. En conséquence, nul ne peut triompher des lois rigoureuses de la nature matérielle si ce n'est par la miséricorde du Seigneur Suprême. Cependant, bien que les projets de tous les matérialistes. soient déjoués, ceux-ci cherchent sans fin à trouver le bonheur dans l'univers matériel. C'est pourquoi on les qualifie d'insensés de premier ordre (vimudhas). Quant à Prahlada Maharaja, il n'était nullement malheureux, car bien qu'il se trouvât dans l'univers matériel, il était parfaitement conscient de Krsna. Les êtres conscients de Krsna qui s'efforcent de servir le Seigneur ne sont pas malheureux, tandis que ceux qui n'ont pas fait un pas sur la voie de la conscience de Krsna et qui luttent pour l'existence en ce monde, sont non seulement insensés, mais aussi extrêmement malheureux. Prahlada Maharaja était à la fois heureux et malheureux; il éprouvait du bonheur et de la félicité spirituelle du fait de sa conscience de Krsna, mais il se sentait pourtant très malheureux à cause de tous les gens stupides et fourbes qui échafaudent des projets grandioses en vue de trouver le bonheur dans cet univers matériel.

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Souvenirs au métro Atwater

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